Maintien de l’ordre : « L’idéologie est contreproductive »

Hugo Ruaud
·2 min de lecture
Pendant une manifestation des "gilets jaunes" à Paris, le 5 janvier 2019
Pendant une manifestation des "gilets jaunes" à Paris, le 5 janvier 2019

Près de 2 500 blessés chez les manifestants, plus de 1 700 chez les policiers en un an : ces seuls chiffres révèlent combien les manifestations des Gilets Jaunes, entre 2018 et 2019, furent violentes. Moins encadrées, plus spontanées, ces mobilisations ont marqué un tournant dans la gestion du maintien de l’ordre en France. La doctrine ne serait-elle plus adaptée ? Non, au contraire explique Philippe Cholous, ancien officier supérieur de gendarmerie nationale : « lors des événements récents, chaque fois qu’il y a eu des dérapages, c’est parce que les principes fondamentaux et traditionnels du maintien de l’ordre n’ont pas été respectés ».

En effet, alors que la France compte des spécialistes du maintien de l’ordre avec les CRS (du côté de la police) et les Gendarmes mobiles, ce ne sont pas ces unités qui ont toujours été en premières lignes lors des rassemblements de Gilets Jaunes. Johann Cavallero, délégué national CRS pour le syndicat de police Alliance, le regrette : « On n’a pas utilisé les forces mobiles spécialistes du maintien de l’ordre pour la gestion du maintien de l’ordre, on a utilisé la BAC ou d’autres unités, qui ne sont pas rompues aux manifestations ».

« L’acceptabilité sociale », un enjeu capital

Reste que « l’évolution de la nature même de ces rassemblements nécessite de modifier la manière d’intervenir » selon Loïc Hervé, sénateur (Union centriste), pour qui « l’effondrement des grands corps intermédiaires et donc de l’organisation par les syndicats d’une partie de la sécurité des manifestations, qui n’existe pas du tout dans le mouvement des Gilets Jaunes, change la donne ». L’absence des syndicats et la présence des black blocs ont empêché toute forme de dialogue, et abouti « à des scènes de guérillas », comme les qualifie Johann Cavallero.

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