"Maintenant ça se passe ici aussi et on est obligé de se former pour apprendre à gérer" : le Burkina Faso face à la menace terroriste

Claude Guibal
Depuis l'assaut des forces spéciales françaises, début mai, pour libérer plusieurs otages retenus captifs au nord du pays, la plupart des chancelleries étrangères ont classé le Burkina Faso "zone à risques". Sur place, la population doit s'adapter.

Il y a un mois, jour pour jour, des commandos des forces spéciales françaises donnaient l'assaut au nord du Burkina Faso pour libérer les deux otages français enlevés le 1er mai dans la réserve de la Pendjari, au Bénin. Un assaut meurtrier qui a mis en lumière la situation de plus en plus inquiétante dans le pays. Depuis, la plupart des chancelleries étrangères l'ont classé comme "zone à risques", et la population locale et expatriée est obligée de s'adapter.

Des formations au risque terroriste

Dans la pénombre d'une petite salle, des images défilent sur le mur. On y voit des mines qui explosent au passage de véhicules, en Irak et en Afghanistan. Face à l'écran, derrière une table, trois hommes prennent des notes. Ils apprennent à vérifier la présence d'une grenade sous une voiture, ou à reconnaître un IED (engin explosif improvisé). Ils sont Burkinabés et chauffeurs pour des entreprises étrangères. "J'ai l'impression d'assister à un film hollywoodien, explique l'un d'entre eux. On se disait que ce genre de situation n'arriverait jamais au Burkina Faso, mais on est obligés de se rendre à l'évidence, maintenant ça se passe ici aussi et on est obligé de se former pour apprendre à gérer ce genre de situation". L'homme qui donne les instructions devant l'écran s'appelle Gérald Pochard. C'est le patron de SFSIP, une société qui s'occupe de sécurité privée, et qui propose (...)

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