Maine-et-Loire : les gendarmes lui confisquent ses bières, il les agresse et les menace de mort

Après avoir provoqué une esclandre dans un supermarché, l'ivrogne s'en est pris à des gendarmes (Photo : Universal Images Group via Getty) (Universal Images Group via Getty)

Jugé en comparution immédiate, l'homme âgé de 53 ans a été condamné à huit mois de prison avec sursis.

Son sang n'a fait qu'un tour lorsque les forces de l'ordre ont tenté de lui enlever sa précieuse boisson. Un habitant du Maine-et-Loire âgé de 53 ans a été jugé ce lundi en comparution immédiate par le tribunal correctionnel d'Angers, après avoir agressé physiquement et menacé de mort deux gendarmes, quelques jours plus tôt.

Esclandre au supermarché

Selon 20 Minutes, qui reprend des informations de Ouest France, l'altercation s'est déroulée samedi 17 septembre dans un centre commercial situé à Segré-en-Anjou Bleu. Les militaires avaient été appelés à la rescousse par la direction d'un supermarché, en raison de la présence d'un homme buvant de l'alcool dans les rayons et se montrant agressif avec les agents de sécurité.

Les gendarmes ont finalement retrouvé l'individu sur le parking, en train de boire une des bières qu'il venait d'acheter. La consommation d'alcool dans cet espace public étant interdite, les militaires ont tenté de lui confisquer les boissons, déclenchant un accès de colère incontrôlé.

"Je voulais récupérer mes bières"

L'ivrogne aurait ainsi "attrapé par le cou" l'une des gendarmes présentes et aurait menacé l'un de ses collègues, lui lançant, selon 20 Minutes : "Je vais faire de la bougie noire et tu vas mourir dans les trois jours". Les gendarmes ont finalement réussi à maîtriser le perturbateur et l'ont placé en garde à vue.

Présenté à un juge ce lundi, l'individu a reconnu les faits et affirmé qu'il voulait seulement "récupérer (ses) bières", tout en admettant avoir "un problème avec l'alcool". Le tribunal l'a finalement condamné à huit mois de prison avec sursis, ainsi qu'à verser un total de 700 euros aux deux gendarmes qu'il a agressé, au titre de préjudice moral.

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