"Magritte du cinéma" en Belgique : un critique un poil sexiste

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" "À poil !" C'est par cette exclamation qu'un célèbre critique de cinéma a salué la prestation d'une actrice belge, en 2017. Est-ce pour autant condamnable ? Ce n'est pas l’avis de la justice ", rappelle notre chroniqueuse Nadia Geerts, depuis Bruxelles.

" À poil ! " C’est par cette subtile exclamation que le critique de cinéma le plus célèbre en Belgique francophone, Hugues Dayez, a commenté la prestation de l’actrice Anne-Pascale Clairembourg le 4 février 2017, introduisant, en tant que maîtresse de cérémonie, la septième cérémonie des Magritte du cinéma, qui attribue chaque année, à l’instar des Césars ou des Oscars, des prix cinématographiques. Et cette saillie lui vaut aujourd’hui un procès pour sexisme, intenté non pas par l’actrice elle-même, mais par le Conseil des femmes francophones de Belgique.Sexisme ? Le critique s’en défend, prétendant qu’il n’a somme toute fait là qu’une grossière blague de potache, dont on peut regretter la vulgarité, mais qui n’est nullement sexiste. La preuve : se serait-il agi d’un homme, qu’il aurait tout aussi bien pu s’exclamer pareillement " À poil ! " face à une prestation décevante.Et de contextualiser son propos : il aurait, en salle de presse, fait référence à une pratique courante parmi le public du Festival international du film fantastique de Bruxelles (BIFFF), qui lance régulièrement de telles tirades. C’est en constatant que le public n’appréciait visiblement pas la prestation de l’actrice qu’il aurait dit : " si...

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