Avec "Les Magnétiques", Vincent Maël Cardona réalise un film lumineux sur le passage à l'âge adulte

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Avec son lyrisme crépusculaire et son intensité électrique, ce premier film vibre comme un morceau de Joy Division. On ne tarde d'ailleurs pas à y entendre Decades, considéré comme le titre testamentaire de Ian Curtis, suicidé en mai 1980. "Voici les jeunes hommes, le poids sur leurs épaules/Voici les jeunes hommes, où ont-ils été?", chante le poète mancunien de sa voix d'outre-tombe. Voilà le spectateur propulsé à l'orée des années 1980.

Les scènes d'exposition de ce long métrage primé à la Quinzaine des réalisateurs du dernier Festival de Cannes donnent le la : il sera musical, passionnel et mélancolique. Sa patine rétro, ses décors soignés et sa BO du tonnerre exhalent en effet le parfum de ce début de décennie artistiquement fertile et marqué par l'accession au pouvoir de François Mitterrand, une première pour la gauche.

Un récit doux-amer porté par une mise en scène soignée

À l'époque, son metteur en scène, Vincent Maël Cardona, 41 ans, portait pourtant encore des couches. Son regard, qu'il reconnaît lui-même fantasmé, confère une certaine candeur à ce récit doux-amer porté par une mise en scène soignée et de jeunes acteurs séduisants. On y suit ­Philippe (Thimotée Robart, découvert dans l'étonnant Vif-­Argent en 2019), un garçon timide qui va se révéler un as des platines et aimerait bien échapper au service militaire.

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Il vit chez son père, garagiste dans une petite ville ...


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