Les magasins Tati vers une vente à la découpe

Libération.fr

L’enseigne n’a pas trouvé un repreneur unique. Plusieurs acheteurs sont sur les rangs pour une partie seulement des 145 points de vente, ce qui inquiète au plus haut point les 1 700 salariés.

Sale temps pour le commerce de détail. Après l’enseigne de vêtements à petits prix Mim, liquidée la semaine dernière avec ses 791 salariés, le tribunal de commerce de Bobigny examinait mardi la situation de Tati, qui demande à être placé en redressement judiciaire.

En difficultés financières, la marque détenue par le chausseur Eram cherche un repreneur depuis des mois. Faute d’offres jugées suffisamment intéressantes, les actionnaires ont donc choisi de déposer le bilan de l’entreprise, qui a perdu l’an dernier 65 millions d’euros pour 350 millions de chiffre d’affaires. Le tribunal se prononcera jeudi sur cette demande. Certes, des acheteurs potentiels ont déjà fait connaître leur intérêt pour la marque Tati. Mais pas pour la totalité des 145 magasins qui emploient 1 700 salariés. Selon les informations obtenues par Libération, la seule offre globale, émanant d’un fond d’investissement, proposait non pas un euro symbolique, mais que les actuels propriétaires fassent un chèque à l’acquéreur. La proposition a été refusée.

Conditions. Il semble donc que l’on s’achemine vers une vente à la découpe de l’enseigne Tati, qui sera probablement reprise par des acquéreurs différents. Ils sont au nombre de six. Quatre d’entre eux sont déjà sortis du bois. Philippe Ginestet, le fondateur du réseau de magasins d’équipement de la maison Gifi, proposerait de reprendre 84 magasins et 1 000 salariés, mais il n’a pas voulu confirmer ces chiffres malgré nos demandes répétées. Trois autres enseignes - la Foir’fouille, dirigée par Yves Rapoport, Stokomani, présidée par Delphine Mathez, et Centrakor, fondée par Olivier Rondolotto - sont également candidates, mais pour un nombre réduit de magasins. Toutes ont cependant truffé leurs offres de conditions suspensives.

En clair, leur proposition ne (...)

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