Madoff, le saigneur de Manhattan 2/2

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L'homme d'affaire condamné pour escroquerie Bernard Madoff est mort à l'âge de 82 ans. Paris Match avait raconté sa chute en 2012.

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Le 12 mars 2009, Bernie plaide coupable face au juge Denny Chin, qui le met aux arrêts au Manhattan Correctional Center, un bunker à deux pas du tribunal. Trois mois plus tard, il écope de cent cinquante années de prison. Il a 71 ans. Le 14 juillet 2009, il arrive sous bonne escorte au pénitencier de Butner, en Caroline du Nord. Les hélicoptères tournent autour de la maison d’arrêt. Les gardes sont sur les dents. Les détenus, en effervescence, l’accueillent comme une rock star. « C’est comme si le président américain débarquait », confiera plus tard l’un d’eux à Steve Fisher, du « New York Magazine ».

Matricule 61727054, Bernie s’adapte facilement à sa nouvelle vie. Enfin libre, semble-t-il se réjouir. Libre… de ses mensonges ! Il n’a aucun remords. Pas le moindre regret pour ses victimes. « Qu’elles aillent se faire voir, celles-là ! lâche-t-il un jour. Cela faisait vingt ans que je les supportais et j’en prends pour cent cinquante ans ! » Il est affecté au camp Medium 1, le quartier VIP de Butner, doté d’un jardin avec des fleurs, d’une bibliothèque, de tables de billard, d’un cours de volley-ball et d’une chapelle. A son arrivée, il partage une cellule de 8 mètres carrés – et sans barreaux — avec un dealer Black. Ses nouveaux amis s’appellent Carmine Persico, un ancien caïd de la mafia colombienne, Marvin Hersh, alias « le monstre de Floride », condamné pour viol de mineur, ou Omar Abdel Rahman, le cheikh aveugle impliqué dans le premier attentat de 1993 contre le World Trade Center. Avec eux, le courant passe…

Madoff fascine ses codétenus. Certains lui demandent des autographes. Qu’il refuse, car, dit-il aux matons, il n’a pas envie que sa signature se retrouve sur eBay.(...)


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