Madagascar: un membre éminent du parti HVM arrêté

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À Madagascar, les voix s’élèvent après l’arrestation, le 16 juillet, de l'ancien ministre de la Communication du président Hery Rajaonarimampianina, Harry Laurent Rahajason.

De notre correspondante à Antananarivo, Laure Verneau

Les chefs d’accusations d'atteinte à la sûreté de l’État, de complot et de rébellion pèsent sur Harry Laurent Rahajason, surnommé « Rolly Mercia », actuellement placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora, dans l'attente de son procès, dont la date n'est pas encore connue. Figure de proue du HVM [Hery Vaovao ho an’i Madagasikara, « Nouvelle puissance pour Madagascar »], le parti de l’ancien président Hery Rajaonarimampianina, il est accusé d’être à l’origine d’une manifestation pour réclamer la libération d’un leader étudiant, Berija Ravelomanantsoa, placé lui sous mandat de dépôt depuis le 8 juin.

Le HVM a réagi le jour même dans un communiqué, a exigé la libération de l’ancien ministre jusqu’à son procès et a insisté sur la nécessité d’être solidaire dans cette période de pandémie. « L’état d’urgence sanitaire ne doit être en aucun cas une entrave à l’exercice et à la consolidation de la démocratie, notamment la liberté d’opinion et d’expression », déclare-t-il.

Pour Rivo Rakotovao, président du Sénat et coordonateur national du HVM,
Harry Laurent Rahajason « ne représente aucun danger immédiat. Pourquoi l’emprisonner immédiatement ? C’est un très mauvais signal pour la démocratie ». Marc Ravalomanana, ancien chef de l’État et président des partis politiques de l’opposition, explique rejoindre les propos du HVM. « On ne peut pas commencer à emprisonner tout le monde à Madagascar, a-t-il déclaré. Quels sont les réels motifs de l’arrestation ? La priorité doit être donnée à la lutte contre le virus ».

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