A Madagascar aussi, l'addiction au khat fait des ravages

Jacques Deveaux
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La plante originaire d'Ethiopie a été introduite au début du XXe siècle dans la région de Diego-Suarez, au nord de Madagascar. Elle accompagnait le développement de la base militaire française, qui a vu l'arrivée d'un fort contingent d'immigrés yéménites, somalis et comoriens, répondant aux besoins importants de main d'œuvre. La consommation de khat est restée pendant des décennies l'apanage de la communauté musulmane. Sa production et sa commercialisation étaient tolérées, sa consommation limitée. Tout a changé au début des années soixante, lorsque les Français ont quitté la Grande île.

Une culture tolérée

Autour de Diego-Suarez, faute de débouchés en raison du départ des colons, les agriculteurs abandonnent les cultures maraîchères et se tournent vers le khat.
Bien qu'informelle, la filière se structure alors sur un mode bien connu : plus d'offre entraînant plus de consommateurs, ce qui incite à accroître la production. A la fin du siècle dernier, la consommation de khat est parfaitement établie et s'étend désormais à toute l'île.

Au point qu'aujourd'hui on parle de fléau. La mastication du khat est désormais une pratique courante, au vu de tous. Selon le site internet Mada-Actus, il s'en vendrait quatre tonnes chaque jour dans la région de Diego-Suarez. Selon (...)

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