Madagascar: l’ONG Transparency International dénonce l’opacité de la filière litchi

© Pierre-Yves Babelon/GettyImages

À Madagascar, coup de semonce pour la filière litchi, à 10 jours de l’ouverture de la campagne de récolte, Transparency International et sa section malgache viennent de saisir la justice, de manière simultanée en France et à Madagascar, après trois ans d’enquête.

Avec notre correspondant à Antananarivo, Sarah Tétaud

L’ONG Transparency International suspecte fortement des sociétés et des individus œuvrant dans le commerce du litchi d’avoir recours à la corruption transnationale, au blanchiment d’argent et à la fraude fiscale, affaiblissant ainsi une filière déjà exsangue, et ce, au détriment de dizaines de milliers de cultivateurs et travailleurs saisonniers. Transparency International Initiative Madagascar a remis au pôle anticorruption d’Antananarivo jeudi une série de documents, des preuves détaillées, fruits d’une longue investigation, pour inciter les autorités à ouvrir une enquête sur de possibles faits criminels dans la filière.

« On a découvert une sorte de réseau transnational du litchi qui implique notamment Madagascar, la France - qui est surtout le pays de destination dans l’Union européenne, en passant par Maurice - où une société Litchi Trading Company, LTC est basée », explique Ketakandriana Rafitoson, la directrice exécutive de l’association.

Bénéficiaires réels et profits inconnus du public

« Et donc la LTC agit comme l’intermédiaire entre le GEL et les importateurs de litchis basés en France. Elle rachète toute la production du GEL et revend à deux sociétés françaises qui ont été sélectionnées directement par le GEL, sans appel d’offre », précise Ketakandriana Rafitoson.

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