Madagascar: les feux de la décharge d’Andralanitra asphyxient la capitale

© S. Tétaud/RFI

Dans la capitale malgache, cela fait maintenant une semaine que d’épaisses fumées s’échappent de l’immense décharge à ciel ouvert d’Andralanitra, située dans l’est de la ville. Un phénomène déjà enregistré l’an dernier, mais qui couplé aux feux de brousse et aux fumées des briquèteries disposées autour de la ville, plongent Antananarivo dans un brouillard irrespirable.

Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud

Les taux de particules fines enregistrées sont six fois supérieures à celles recommandées par l’OMS. Les sapeurs-pompiers qui sont à pied d’œuvre, depuis huit jours pour circonscrire les feux et réduire le plus possible ces émanations.

Autour de la décharge d’Andralanitra, le ballet de camions incendies et de camions citernes est incessant. « Dix-huit pompiers sont là-bas 24h sur 24h », indique le colonel Tiana Razafimanahaka, chef de corps des sapeurs-pompiers de la capitale, qui coordonne les opérations. « Sur le terrain, il y a des brasiers, des feux qu’on éteint mais qui, à cause du vent, reprennent. Mais c’est la fumée surtout et les phénomènes de putréfaction qui dégagent des gaz toxiques. »

Terrain accidenté

Les départs de feu à Andralanitra, surtout en cette période d’arrivée des premières chaleurs intenses restent classiques. Cependant, cette année, c’est l’intensité et la surface des brasiers qui ont impressionné les pompiers.

Hanitra, 9 ans, elle, a les yeux rougis et le nez qui coule. « Ces derniers temps, l’air est vraiment sale. Ça me fait beaucoup tousser, j’ai la gorge qui brûle et j’ai comme une sensation d’étouffer », décrit-elle.

« Les effets de la pollution sont incurables »


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