"Pas macroniste", Robert Ménard défend la retraite à 65 ans prônée par Emmanuel Macron

Robert Ménard, invité de
Robert Ménard, invité de

C'est à ses yeux "du bon sens". Invité ce dimanche de BFM Politique, Robert Ménard a salué la réforme des retraites prônée par Emmanuel Macron. Tout en se défendant d'être "macroniste".

Alors que la campagne des législatives entre dans son ultime ligne droite, le maire de Béziers a défendu le report de l'âge de départ à la retraite à 65 ans. "La réforme de la retraite est une obligation", juge-t-il. "Je crois que tout le reste n'est que de la démagogie."

"65 ans ce n'est pas pour tout le monde", précise-t-il. "Quand on commence tôt, et qu'on a un travail rude, il faut partir plus tôt. Mais expliquer qu'il faut partir plus tôt, ça n'a pas de sens, c'est mentir aux gens."

Un soutien qui se limite à cette réforme. "Je suis d'accord avec Emmanuel Macron sur ce point, mais je ne suis pas macroniste", affirme-t-il.

"Trop de désaccords pour entrer au gouvernement"

Il exclut d'ailleurs tout ralliement au parti de la majorité. Interrogé sur une possible entrée dans un ministère, il répond: "Il y a trop de désaccords, je ne rentrerais pas au gouvernement."

"Sur l'immigration, la sécurité, l'école, le bilan d'Emmanuel Macron est un trou noir. C'est un vrai échec, c'est d'ailleurs pour ça que je n'ai pas voté pour lui."

La position de l'actuel locataire de l'Élysée est très éloignée de celle portée par Marine Le Pen lors de la campagne présidentielle. La finaliste malheureuse du second tour avait fait de la retraite un point important de son programme en défendant un âge de départ à 62 ans et la possibilité de partir à 60 ans - comme pour Jean-Luc Mélenchon - pour ceux qui ont commencé à travailler à 20 ans.

"Aucun parti politique"

Robert Ménard confie aussi être en désaccord avec la cheffe de file du Rassemblement national, "je lui ai dit 1000 fois qu'elle avait tort sur ce point" assène celui qui a pourtant voté pour elle. L'élu rappelle "n'être dans aucun parti politique" et affirme son indépendance de ton dans le débat politique.

Le maire de Béziers avait déjà apporté son soutien au président lors de la mise en place du pass sanitaire et l'obligation vaccinale. "On me l'a parfois reproché", confie-t-il, pour conclure.

Article original publié sur BFMTV.com

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