Macron et Zelensky signeront deux accords pour soutenir Kiev dans des secteurs clés

Le président Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à l'Elysée, le 16 février 2024 à Paris (Thibault Camus)
Le président Emmanuel Macron et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky à l'Elysée, le 16 février 2024 à Paris (Thibault Camus)

Les présidents français et ukrainien signeront vendredi deux accords avec à la clé 650 millions d'euros sous formes de prêts et de dons à l'Ukraine pour soutenir notamment les collectivités locales et les infrastructures critiques, en particulier énergétiques, visées par la Russie, a annoncé mercredi l'Elysée.

Emmanuel Macron s'entretiendra, vendredi, à l'Elysée, avec son homologue Volodymyr Zelensky et tiendra une conférence de presse, a-t-on ajouté.

Le premier accord doit permettre de doter l'Agence française de développement (AFD) de "fonds prévisionnels de 400 millions d'euros en prêts et de 50 millions de dons jusqu'en 2027" afin "d'étendre ses activités en Ukraine".

Cela permettra à l'AFD de "déployer toute sa palette d'instruments (...) pour intervenir en soutien aux collectivités locales ukrainiennes, en coordination et en complémentarité avec les bailleurs déjà présents en Ukraine", a expliqué l'Elysée.

Les domaines d'intervention prioritaires seront les secteurs de l'énergie, des transports avec un soutien "au développement des capacités administratives".

Le deuxième accord portera sur la mise en place d'un "fonds de soutien" aux infrastructures critiques, doté de 200 millions d'euros "pour accompagner les entreprises françaises dans les futurs appels d'offres (...) dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'eau et l'assainissement, de la santé et de l'agriculture".

"Ces fonds serviront à financer des projets importants, à renforcer ou suppléer les infrastructures énergétiques défaillantes" car particulièrement ciblées par Moscou, a-t-on ainsi souligné.

Interrogé par ailleurs sur la tenue de la conférence de presse d'Emmanuel Macron, vendredi, à l'avant-veille du scrutin pour les élections européennes, l'Elysée n'a pas souhaité réagir alors que le président est déjà critiqué par les oppositions pour son intervention jeudi soir, depuis la Normandie, aux journaux télévisés de 20H de TF1 et France 2.

Dt/jf/dch