Macron souffle le chaud et le froid sur l'éolien, au risque de faire vaciller la filière

Geoffroy Clavel
Macron souffle le chaud et le froid sur l'éolien, au risque de faire vaciller la filière.

POLITIQUE - Emmanuel Macron est attendu ce mercredi et jeudi en Bretagne, la région de son ministre Jean-Yves Le Drian où La République en Marche (LREM) règne en maître avec 24 députés sur 27. Développement du transport dans la foulée de l'abandon de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, conséquences du Brexit sur la pêche... Sur le terrain, les sujets d'inquiétude ne manquent pas et, parmi eux, celui de l'avenir des énergies renouvelables en mer occupe une large place.

Le président de la République abordera la question dès son arrivée au Cap Fréhel où il se fera présenter l'ambitieux projet de parc éolien maritime de la baie de Saint-Brieuc. Ce projet de 500 MW qui doit s'étendre sur une zone d'environ 80 km2 constituera le premier parc éolien en mer de France. Un gage de "l'ambition de développement des énergies marines renouvelables (EMR) en Bretagne", relève l'Elysée. Sans évoquer les inquiétudes nées dans le secteur des EMR par les atermoiements de l'exécutif.

Lors de sa campagne présidentielle, Emmanuel Macron s'était en effet engagé à "doubler la capacité en éolien et en solaire photovoltaïque" du pays en mobilisant jusqu'à 30 milliards d'euros d'investissements d'ici la fin du quinquennat. Le tout avec l'ambition de réduire la dépendance française au nucléaire, en ramenant à 50% la part d'énergie produite par l'atome à l'horizon 2025.

Bras de fer sur les tarifs

Si ce calendrier a d'ores et déjà volé en éclat faute de moyens réalistes pour l'atteindre, le gouvernement assure vouloir toujours doper la production d'énergie renouvelable. Mais ses ambitions se heurtent encore à des résistances sociétales et politiques. Encore récemment, la présidente du Rassemblement national (ex-FN) Marine Le Pen a conspué l'éolien, taxé de "moche", "inutile" et de "pollution visuelle". "On n'est pas dans un conte de fées. Et on a aussi une société qui a ses incohérences, pas simplement au gouvernement. Tous les jours, je reçois des lettres de députés, de sénateurs, qui...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post