Macron sort de son silence dans une lettre aux Français

Macron sort de son silence dans une lettre aux Français

Emmanuel Macron n’avait rien dit depuis les résultats des élections législatives dimanche soir et l’échec du camp présidentiel, arrivé derrière le Nouveau Front Populaire et devant le Rassemblement national.

Emmanuel Macron n’avait rien dit depuis les résultats des élections législatives dimanche soir et l’échec du camp présidentiel, arrivé derrière le Nouveau Front Populaire.

Personne ne l'a emporté

Dans une lettre aux Français publiée dans la presse régionale, le président dit vouloir bâtir “une majorité solide” avec “les forces républicaines”.

Lundi matin, Emmanuel Macron a refusé la démission du Premier ministre Gabriel Attal.

Dans sa lettre, il explique qu'il "décidera de la nomination du Premier ministre" lorsque les forces politiques auront "bâti" des "compromis", ce qui suppose de leur laisser "un peu de temps". "D'ici là, le gouvernement actuel continuera d'exercer ses responsabilités", poursuit-il.

Ces mots ont fait réagir une partie de la classe politique. Le président du Rassemblement National, Jordan Bardella, qui qualifie cette lettre d’“irresponsable” estime qu'Emmanuel Macron “organise la paralysie du pays”.

Pour la députée de la France Insoumise Clémence Guetté, candidate potentielle des Insoumis pour Matignon, le chef de l'Etat n'est “pas à la hauteur de l'Histoire”.

Alors que les groupes de députés commencent à faire leur rentrée à l’Assemblée, les tractations pour des coalitions se poursuivent. Et les déclarations des responsables politiques se multiplient.

Bruno Retailleau, président du groupe Les Républicains au Sénat a adressé, ce mercredi, une lettre ouverte au président de la République.

"Vous ne pouvez pas nommer un premier ministre issu de la gauche. Laisser gouverner le Nouveau Front Populaire serait une faute impardonnable, qui vous condamnerait devant l'histoire", écrit-il.

Un peu plus tôt dans la journée, Laurent Wauquiez, élu à la tête du groupe de député LR à l’Assemblée (désormais baptisé "la droite républicaine"), a rejeté l'idée d'une "coalition gouvernementale", dans une déclaration à la presse. Il laisse cependant la porte ouverte à un "pacte législatif", qu’il présentera aux autres groupes.

Laurent Marcangeli, président du groupe Horizons à l’Assemblée, a quant à lui appelé les partis politiques de la droite républicaine aux sociaux-démocrates à nouer un "accord" pour former un gouvernement, tournant le regard vers l’ancien président de la République François Hollande.

"Je lance cet appel, car il y a des menaces qui pèsent sur notre pays (...) J'en appelle directement d'ailleurs (...) au président Hollande, qui est député depuis lundi".

De leur côté, les chefs de partis du Nouveau Front populaire négocient toujours dans l'espoir de trouver le nom d'un futur Premier ministre.