Macron salue l'amnistie par le président algérien de détenus d'opinion

S. V.
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Plusieurs milliers de personnes défilent dans l'est de l'Algérie à Kherrata, le berceau du mouvement antirégime Hirak, le 16 février 2021  - - © 2019 AFP
Plusieurs milliers de personnes défilent dans l'est de l'Algérie à Kherrata, le berceau du mouvement antirégime Hirak, le 16 février 2021 - - © 2019 AFP

Emmanuel Macron a salué l'amnistie des détenus d'opinion décidée par le président algérien Abdelmadjid Tebboune à l'occasion du 2e anniversaire du soulèvement populaire du Hirak, lors d'un entretien téléphonique entre les deux hommes samedi, a indiqué l'Elysée dimanche dans un communiqué.

"Le Président de la République lui a fait part de son soutien à la mise oeuvre des réformes en cours", indique cette source par communiqué.

"Renforcer les échanges et la coopération entre la France et l'Algérie"

Le président algérien a promis vendredi un remaniement ministériel dans les "48 heures", la dissolution de l'Assemblée nationale et l'organisation de législatives anticipées d'ici la fin de l'année. Il a par ailleurs décidé de gracier "entre 55 et 60" détenus du Hirak, le soulèvement populaire de 2019 qui avait abouti au départ de l'ex-homme fort Abdelaziz Bouteflika après quatre mandats présidentiels.

Emmanuel Macron "a salué l'amnistie décidée par le Président Abdelmadjid Tebboune, à la veille du deuxième anniversaire du début du Hirak", rapporte la présidence française. "Les deux chefs d'Etat sont convenus de renforcer les échanges et la coopération entre la France et l'Algérie", poursuit-elle.

Le président algérien Abdemadjid Tebboune a procédé dimanche à un remaniement de son gouvernement, très attendu mais sans changement d'équipe majeur face au mouvement de protestation populaire du Hirak. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, pourtant critiqué, reste par exemple à son poste ainsi que les détenteurs des ministères régaliens, selon la liste publiée par la présidence de la République.

Le rapport Stora discuté

"Ils ont, en outre, échangé sur les suites à donner au rapport sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d'Algérie que Benjamin Stora a remis au Président de la République, le 20 janvier dernier", écrit l'Elysée. Le rapport Stora a reçu un accueil mitigé à Alger, le porte-parole du gouvernement, Ammar Belhimer, estimant qu'il est "non objectif" et "en deçà des attentes" de l'Algérie.

Emmanuel Macron a souligné sa "qualité" et sa "pertinence" et "réitéré à son interlocuteur sa volonté de continuer le travail de mémoire, de reconnaissance de la vérité et de réconciliation", indique l'Elysée.

Article original publié sur BFMTV.com