Macron s’offre une nouvelle polémique avec sa petite phrase sur «le sens de l’effort»

Olivier Beaumont et Pauline Théveniaud
Paris, le 11 janvier 2019. Lors de son discours pour la galette des rois de l’Élysée, Emmanuel Macron a fustigé l’absence de « sens de l’effort » de « trop de nos concitoyens »

Emmanuel Macron peaufinait ce vendredi sa lettre aux Français qui sera diffusée ce lundi. Mais sa sortie de ce vendredi sur le «sens de l’effort» n’est pas pour apaiser les esprits.


Donner envie aux Français de participer au grand débat national qui s’annonce : tel est l’objectif de la lettre qu’Emmanuel Macron adressera aux Français lundi, avant de lancer la mobilisation sur le terrain le lendemain. En ces temps de défiance généralisée face aux institutions, alors que sa politique est conspuée dans la rue et que le plus grand flou demeure sur les modalités d’organisation de cette consultation inédite (que le Premier ministre détaillera lundi, à la veille du lancement !), convaincre les citoyens de se déplacer n’a rien d’une mince affaire.

Le président compte donc peser de tout son poids. Mais sa sortie de ce vendredi sur le « sens de l’effort » n’est pas pour apaiser les esprits. D’autant que ses petites phrases, avec lesquelles il assurait en avoir fini, ont déjà maintes fois heurté l’opinion.

« Trouver les arguments et le ton »

Pour sa missive, au moins, « chaque mot est pesé l’un après l’autre », assure un cadre de la majorité. Ce vendredi, elle était toujours sur le métier. Un cercle restreint de conseillers élyséens planche, sous la houlette de la plume du président Sylvain Fort. « S’il y a trop de monde qui travaille sur un texte, après vous avez de la soupe », approuve un pilier du gouvernement. Le ministre chargé des Collectivités territoriales, Sébastien Lecornu a, toutefois, demandé aux préfets de régions des synthèses de doléances recueillies dans les mairies. Autant d’éléments transmis au président qui pourra en nourrir sa missive, dont la version définitive sera « à sa main ».

Celle-ci sera diffusée via les réseaux sociaux et la presse, et non envoyée par la poste. Scepticisme d’un député LREM à cette idée : « Les Français ont entendu qu’ils allaient recevoir une lettre, ce n’est pas exactement ce qui va se passer… »

Sur le fond, trois axes majeurs se (...)

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