Macron s'agace à Jérusalem et ces politiques n'y croient pas

Anthony Berthelier
Ces politiques ne croient pas du tout à l'accent français de Macron à Jérusalem

POLITIQUE - ” That is provocation”. En visite à Jérusalem ce mercredi 22 janvier, le président français Emmanuel Macron a demandé avec virulence à des policiers israéliens de bien vouloir le laisser entrer dans l’église Sainte-Anne de Jérusalem. Un léger incident qui rappelle évidemment le coup de sang culte de Jacques Chirac en 1996 qui s’emportait, déjà dans la langue de Shakespeare, contre les services de sécurité israéliens.

“I don’t like what you did in front of me” (Je n’aime pas ce que vous avez fait devant moi”), a notamment lancé le président de la République une vingtaine d’années plus tard à un policier local, en lui demandant de quitter les lieux, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Une scène forcément surprenante tant elle ressemble en de nombreux points à la séquence de Jacques Chirac qui lui avait assuré une grande popularité dans le monde arabe. Et ce... jusque dans l’accent français. 

“La spontanéité et l’inspiration en moins”

Plusieurs responsables politiques ont d’ailleurs estimé qu’Emmanuel Macron singeait son prédécesseur, se forçant à parler avec un fort accent français, alors que sa parfaite maîtrise de la langue de Shakespeare est de notoriété publique. Et ce jusque dans l’accent.

“Quand le ‘nouveau monde’ finit par singer l’ancien... La spontanéité et l’inspiration en moins. Le faux accent français en plus”, a ainsi épinglé l’ancien patron d’Europe Écologie Les Verts David Cormand, reprochant au président de la République de prendre le Proche-Orient pour “un terrain de jeu pour mauvaise impro.”

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