Macron et le risque de sa cour penchée

Libération.fr

Le candidat d’En marche s’est montré réticent à l’appel du pied de Valls, de peur que son mouvement soit perçu comme trop à gauche et rouvre un espace à la droite.

Un «suffrage» supplémentaire bienvenu. Rien de plus. Avant même que Manuel Valls ne lui accorde son soutien officiel, Emmanuel Macron en a soigneusement limité la portée. «Je suis heureux que notre démarche suscite chaque jour un intérêt grandissant. Le soutien des citoyens, je m’en réjouis. Mais l’agenda caché des politiciens, je m’en méfie», avait cinglé dès lundi le candidat, anticipant une annonce inopportune.

Jusque-là, Macron a réussi sans trop de mal à légitimer le petit air d’auberge espagnole qu’En marche a pris au fil des ralliements. Que des personnalités aussi politiquement éloignées que l’ex-communiste Robert Hue, le très libéral Alain Madelin ou l’ex-ministre centriste Philippe Douste-Blazy soutiennent sa démarche ne lui a posé aucun problème. «Ils ne participent pas à la campagne et n’ont pas vocation à entrer au gouvernement», justifie son entourage. Plutôt qu’un grand écart idéologique, Macron voit même dans l’éclectisme de ses soutiens une petite victoire : le signe que beaucoup dans la classe politique partagent sa volonté de dépasser le clivage droite-gauche pour faire avancer le pays. «L’auberge espagnole, c’est chez Hamon et chez Fillon ! Le PS comme LR abritent des gens qui se détestent et ne sont d’accord sur rien», fait valoir son porte-parole Benjamin Griveaux. «Nous, nous rassemblons des gens de tous horizons mais sur la base d’un projet clair.»

En hésitant mercredi à claquer la porte d’En marche (lire sur Liberation.fr), le général Soubelet a quelque peu fragilisé l’argumentaire. Furieux de l’accueil à bras ouverts que Macron a réservé au ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, l’ex-militaire qui, en 2013, était sorti de sa réserve pour dire tout le mal qu’il pensait de la politique pénale et sécuritaire du gouvernement, fustige dans une lettre au candidat des «ralliements (...)

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