Macron refuse qu'on parle de dictature, ses adversaires lui répondent

Le HuffPost avec AFP

POLITIQUE - Emmanuel Macron “est le seul responsable de toute la violence”, a affirmé Jean-Luc Mélenchon ce vendredi 24 janvier, tandis que Ségolène Royal qualifiait le pouvoir de “régime autoritaire”, quelques heures après la diffusion d’une interview du président de la République fustigeant les discours politiques qui tentent, selon lui, de justifier la violence

Dans l’avion-retour d’Israël, Emmanuel Macron a accordé un entretien au Monde, au Figaro et à Radio J. À cette occasion, il a dénoncé “les discours politiques extraordinairement coupables” martelant que la France est devenue une “dictature” et justifiant de ce fait, selon lui, la violence politique et sociale. Et le Président de les exhorter à “essayer la dictature”.

La porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, interrogée sur ces déclarations, a assuré qu’il n’était pas question pour le chef de l’État de “jeter l’anathème sur untel ou untel”. Mais elle a aussi estimé pour sa part que, “notamment à La France insoumise, des gens accréditent au fond l’idée qu’il y aurait un ‘régime’ qui imposerait sa loi au reste de la population.”

“La violence est du côté du pouvoir et pas du côté des manifestants ou des grévistes. Et maintenant il y ajoute une violence politique (…) c’est vraiment un comportement monarchique”, a estimé sur BFMTV Jean-Luc Mélenchon, dirigeant de La France insoumise, comme vous pouvez le voir dans la vidéo en tête d’article.

“Qu’il teste la démocratie”

Le président de la République “contribue lui-même à tendre les relations politiques et sociales dans le pays. Le seul responsable de toute la violence, c’est lui, parce qu’il la crée par un projet de réforme qui est sans objet, ensuite parce qu’il est resté indifférent à l’impact économique sur le pays, ensuite parce qu’il a été indifférent à la souffrance des gens”, a-t-il poursuivi.

“On est dans un régime autoritaire”, a précisément assuré Ségolène Royal, également sur BFMTV. L’ancienne ministre socialiste, révoquée de ses fonctions...

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