Macron refuse d'interdire les listes communautaristes, la droite hurle

Le HuffPost avec AFP
Emmanuel Macron prononçant son discours lors du Congrès des maires mardi 19 novembre. 

POLITIQUE -  C’est non. Si Emmanuel Macron a promis ce mardi 19 novembre  de nouvelles mesures contre le communautarisme “dans les prochaines semaines”, il s’est néanmoins prononcé contre l’interdiction des listes communautaires aux municipales de mars, dans un discours devant le Congrès des maires de France.

Une réponse en forme de fin de non recevoir au patron des sénateurs LR Bruno Retailleau qui a déposé le 8 novembre une proposition de loi pour lutter contre les “listes communautaristes”, en pleine polémique sur ce sujet et le voile, dans le sillage du débat sur l’immigration au parlement voulu par le chef de l’Etat.

Ce qui n’a pas manqué de faire hurler la droite. “C’est un renoncement de plus. La République doit poser des limites. Avec ce raisonnement on ne dissoudrait pas les mouvements anti-républicains. L’immobilisme est en marche, rien ne l’arrêtera!” a immédiatement réagi Bruno Retailleau dans un communiqué. “Emmanuel Macron a une fois de plus brouillé les cartes, en faisant une distinction peu compréhensible entre laïcité et civilité, comme pour mieux justifier son inaction”, poursuit le sénateur LR, qui ajoute: ” renoncer à interdire, c’est accepter”.

Même son de cloche chez Xavier Bertrand, qui a exprimé sa colère sur Twitter, en ciblant le “déni” du chef de l’État. “Agissons avant qu’on ne puisse plus stopper les listes communautaristes ! Ces islamistes instrumentalisent notre démocratie. Ne confondons pas liberté et laisser-faire”, a écrit le président de la région des Hauts-de-France. 

“Ne pas tout confondre”

Visant “l’islam politique” et “l’islamisme politique” de ceux qui ont “un projet de séparation d’avec la...

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