Sondage européennes : Macron et Philippe peinent à relancer les marcheurs

Emmanuel Macron et Edouard Philippe le 8 mai, à Paris.

La liste de Nathalie Loiseau recule d’un demi point et perd du terrain avec celle de Jordan Bardella, le protégé de Marine Le Pen (24%) dans notre enquête Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio.

Emmanuel Macron et son Premier ministre peinent à convaincre. A une semaine de scrutin, les clignotants sont au rouge du côté de La République en marche. Depuis l'entrée en campagne du chef de l'Etat, la liste de son ancienne ministre Nathalie Loiseau ne parvient pas reprendre durablement la tête dans notre enquête quotidienne Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud-Radio. Elle recule même d'un demi point (22,5%) aujourd'hui et se trouve distancée par celle du Rassemblement national (24%). L’implication du président de la République (photo sur les affiches et les tracts, interventions publiques) et de son Premier ministre en meeting ne suffit pas donc pour enclencher une réelle dynamique. Pire, il semble que plus le chef de l'Etat s'engage, plus il mobilise l'électorat de ses concurrents notamment celui de Jordan Bardella (RN) en hausse continue depuis le 8 mai et, à un degré moindre, celui de la protégée de Jean-Luc Mélenchon, Manon Aubry (9%,+0,5).

Les électeurs du Rassemblement national sont, en effet, les plus mobilisés, les plus sûrs de leur choix (84%) et les plus convaincus de la victoire (27%).

Les ferments d'un vote-sanction sont réunis

Dernier élément inquiétant pour la liste de la majorité : 43% des sondés déclarent vouloir «sanctionner» la politique du président et de son gouvernement contre 21% qui veulent aller le soutenir. Tous les ferments d'un vote-sanction semblent installer à la veille de la dernière semaine de campagne. Ils reflètent une campagne qui patine. L'affluence dans les salles est moyenne: 300 personnes pour écouter Edouard Philippe à Angers quand ils étaient 700 la veille pour François-Xavier Bellamy. La candidate Nathalie Loiseau est fragile et les ministres sont parfois chahutés(...)


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