Macron-Le Pen, une France libérale face à un piège nationaliste

Libération.fr

Face à la frontiste qui a peu de réserves de voix, le candidat d’En marche devrait profiter de sa position de rempart face au FN et de l’appel de la droite à voter pour lui.

En duel avec Marine Le Pen. Ce combat singulier, Emmanuel Macron l’espère secrètement depuis longtemps et s’y prépare «in concreto» depuis des semaines. Mais «in spirito», c’est bien l’espoir presque romantique d’incarner l’ultime rempart de la démocratie et de la philosophie d’ouverture des Lumières qui avait en partie poussé le benjamin de la présidentielle à créer le 6 avril 2016 son mouvement En marche, résolument pro-européen. A l’époque, l’idée repoussoir dans l’opinion d’un possible remake du casting de 2012 - entre François Hollande et Nicolas Sarkozy - avait ouvert des perspectives inédites à la présidente du FN…

Macron sait néanmoins qu’il trouve face à lui une machine politique rodée au combat électoral, prête à user de raccourcis percutants et d’amalgames populistes. Pour Macron, avec son pedigree de techno brillant mais pas vraiment coutumier des joutes verbales violentes, le match pouvait être éprouvant. D’où son obsession de décrocher le maillot jaune à l’issue du premier tour en creusant l’écart autant que possible. Et de s’imposer comme le vote utile de droite et de gauche pour le second tour. C’est chose faite : dès son score annoncé dimanche soir (23,7 % des voix), il a engrangé le double soutien du Premier ministre, Bernard Cazeneuve, et de son adversaire de premier tour François Fillon. De quoi aborder plus sereinement l’échéance cruciale du 7 mai.

Obnubilée. Sur le fond, Macron a balisé le terrain, saisissant toutes les occasions de mettre en exergue ses divergences profondes avec la tête de pont de l’extrême droite - sans jamais la nommer, présentant la candidature Le Pen comme le parfait négatif de la sienne. La sortie de l’UE, et de l’euro qu’elle prône ? «C’est la baisse du pouvoir d’achat, les destructions d’emplois et la guerre économique !» avait-il attaqué lors du (...) Lire la suite sur Liberation.fr

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