Macron et Napoléon, un duo très politique

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200 ans après sa mort, Napoléon Bonaparte continue d’agiter les consciences.
Jacques Chirac et Lionel Jospin avaient renoncé, il y a 15 ans, à célébrer le bicentenaire de la grande victoire d’Austerlitz, comme s’ils avaient eu honte de ce grand moment d’histoire et de ce témoignage du génie militaire de l’Empereur. Emmanuel Macron n’aura pas cette gêne, il célèbrera aujourd’hui, devant son tombeau puis à l’Institut de France, le 200e anniversaire de la mort de Napoléon. Ou plutôt, il commémorera l’événement.

Pourquoi faire cette distinction ?

Parce qu’elle traduit toute la nuance que l’Élysée veut mettre dans cette journée. On pourrait dire aussi toute la gêne que provoque la relecture, avec notre œil d’aujourd’hui, de l’actualité napoléonienne d’il y a 200 ans. C’est un fait, Napoléon n’a jamais laissé personne indifférent. On l’admire pour son sens de l’État, ses capacités d’organisateur, de législateur, de visionnaire de l’administration, d’ami des sciences et des arts également. Mais on le déteste (ou on regrette) ce qui a pu devenir sa folie guerrière et son exercice autoritaire du pouvoir tendance dynastique. Ce négatif a toujours existé. Mais il est aujourd’hui peu de choses par rapport au grand procès contemporain qui lui est fait. En 1802, Napoléon Bonaparte a rétabli l’esclavage dans les Antilles. L’esclavage, devenu depuis, dans notre loi, un crime contre l’humanité.

D’où les hésitations et la gêne. Pourtant, l’Élysée a tranché en faveur d’une commémoration.

C’est à...


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