Macron, de Jupiter à Vulcain

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Exit Jupiter, voici Vulcain.  - Credit:LUDOVIC MARIN / AFP
Exit Jupiter, voici Vulcain. - Credit:LUDOVIC MARIN / AFP

Et Jupiter se transforma en Vulcain… Au début de son premier quinquennat, Emmanuel Macron a souvent été comparé au plus puissant des dieux romains pour illustrer son exercice du pouvoir, par opposition au supposé « président normal » qu'avait voulu incarner son prédécesseur François Hollande. Une comparaison qu'il avait par la suite traînée comme un boulet. Ses opposants, et parfois même ses propres lieutenants, comme Gérard Collomb, y avaient vu et dénoncé une forme de démesure ou d'hubrisfâcheuse, alors que certains spécialistes de la religion romaine, comme John Scheid, avaient révélé que Jupiter n'avait rien d'un autocrate, mais était plutôt un chef à la pratique du pouvoir horizontale et collaborative.

Un quinquennat plus tard, avec quelques rides en plus et une assemblée qui n'est plus à ses ordres, le président a décidé de changer de modèle et, peut-être, de passer de la lumière à l'ombre. Dehors Jupiter le flamboyant et le foudroyant ! Bienvenue à Vulcain le boiteux, l'industrieux et le laborieux. « À la forge », et non plus au sommet de l'Olympe, voilà le lieu qu'Emmanuel Macron a choisi pour poursuivre sa tâche herculéenne, si l'on veut filer la métaphore antique.

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La revanche

Vulcain – ou Héphaïstos, dans le panthéon grec – est une figure complexe. Né sous une mauvaise étoile, il aurait, selon Homère, été jeté de l'Olympe par sa propre mère (Héra/Junon) en raison de sa laideur (ou de son infirm [...] Lire la suite

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