Macron en Israël: les messages politiques derrière sa visite "mémorielle"

Romain Herreros
Emmanuel Macron lors de l'Exposition

INTERNATIONAL - Un voyage particulièrement chargé, tant au niveau de l’agenda que sur le plan des symboles. Dans la nuit du mardi 21 au mercredi 22 janvier, Emmanuel Macron se rend en Israël pour la première fois de son quinquennat. Un déplacement qui fait suite à l’invitation du président israélien Reuven Rivlin, envoyée à l’occasion du 5ème Forum mondial sur la Shoah. 

À l’Élysée, on décrit d’abord cette première comme une “visite mémorielle”, marquée par de nombreuses étapes commémoratives dont le point d’orgue sera la cérémonie sur la libération d’Auschwitz au mémorial de Yad Vashem jeudi 23 janvier à la mi-journée, à laquelle participent plusieurs chefs d’État étrangers, dont son homologue russe Vladimir Poutine.

Le président de la République doit y prononcer un discours qui portera sur “la lutte contre l’antisémitisme”, souligne la présidence. Pour autant, il n’est pas non plus question pour le chef de l’État de réduire ce déplacement de 48 heures à sa stricte dimension commémorative. Il en profitera pour envoyer plusieurs messages, à destination de la France notamment, mais pas seulement.

L’antisémitisme en France

La visite présidentielle en Israël comportera plusieurs séquences qui concerneront la France et, en premier lieu, l’antisémitisme qui ne cesse de s’y exprimer. Pour rappel, 70% des juifs de France affirment avoir fait l’objet d’actes antisémites, selon un sondage Ifop pour la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol) et l’American Jewish Comitee (AJC) rendu public lundi 20 janvier. Dans l’entourage présidentiel, on ne cache pas que l’intention du chef de l’État est bien d’envoyer des signaux sur ce sujet “d’autant plus urgent et important que la question de la lutte contre l’antisémitisme se pose avec une actualité intense”.   

Emmanuel Macron devra en outre aborder la question lors de sa rencontre avec la communauté française de Jérusalem jeudi dans la matinée, sachant que “la question de la sécurité est sensible pour nos compatriotes en...

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