Macron giflé : ce que les deux suspects ont dit aux enquêteurs en garde à vue

·2 min de lecture

Deux hommes ont été interpellés et placés en garde à vue mardi dans la Drôme après que l'un d'eux a giflé Emmanuel Macron et que l'autre a filmé et diffusé la scène. Leur garde à vue a été prolongée ce mercredi. Les deux hommes ne font pas usage de leur droit au silence, et collaborent avec les enquêteurs.

Mardi, un jeune Drômois de 28 ans, Damien Tarel, a giflé Emmanuel Macron lors d'un bain de foule à Tain-l'Hermitage, dans la Drôme. Arthur C. est quant à lui soupçonné d'avoir filmé et diffusé la scène sur les réseaux sociaux. Les deux hommes ont aussitôt été interpellés et placés en garde à vue. Celle-ci a été prolongée ce mercredi après-midi. 

Aucun des prévenus n'a choisi de faire usage de son droit au silence. Ils s'expriment donc sur leur geste auprès des enquêteurs, selon des éléments recueillis par BFMTV auprès d'une source proche du dossier. 

Le principal suspect nie toute préméditation

Les questions demeurent nombreuses au lendemain de la claque donnée au chef de l'Etat. Quelle est la motivation des deux hommes ? Quel engagement politique traduit-elle ? Alors qu'en parallèle à ces interrogatoires, des armes, de poing et d'épaule, ainsi qu'un exemplaire de Mein Kampf ont été découverts chez Arthur C., l'idéologie des deux individus reste en effet à établir avec précision. Enfin, cette gifle comme sa diffusion sur Internet étaient-elles préméditées ? 

Damien Tarel, l'homme de 28 ans auquel on attribue la gifle, se montre cohérent devant les enquêteurs. Il explique son geste et l'affirme spontané. Il assure en effet qu'il ne s'apprêtait pas spécialement à le faire, et nie donc toute préméditation. 

Au chapitre de son parcours politique, l'interpellé qui a lancé le cri de guerre médiéval "Montjoie Saint-Denis", accompagné d'un "À bas la Macronie!", apparaît comme un sympathisant des gilets jaunes. Il a d'ailleurs participé à plusieurs de leurs manifestations. 

Quant à Arthur C., les enquêteurs cherchent actuellement à en savoir plus sur la nature des armes présentes à son domicile, et s'il disposait d'un permis pour les détenir. Les investigations se poursuivent sur ce point. 

Article original publié sur BFMTV.com

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles