Macron et le cannabis, une histoire de revirements pour aboutir à la tolérance zéro

Anthony Berthelier
·Journaliste au HuffPost
·1 min de lecture
Le lent revirement de Macron sur le cannabis, de la légalisation à la ligne dure (photo d'illustration prise le 16 juillet 2018 à Calais) (Photo: Sylvain Lefevre via Getty Images)
Le lent revirement de Macron sur le cannabis, de la légalisation à la ligne dure (photo d'illustration prise le 16 juillet 2018 à Calais) (Photo: Sylvain Lefevre via Getty Images)

POLITIQUE - Il veut “du bleu” pour lutter contre le vert. En pleine offensive régalienne, entre un déplacement à Montpellier sur le thème de la sécurité du quotidien, et un entretien fleuve au Figaro, presque intégralement consacré au sentiment d’insécurité et aux questions qui en sont liées, Emmanuel Macron réveille les discussions politiques autour du cannabis.

Tout en martelant sa volonté de “ne laisser aucun répit aux trafiquants de drogue” afin de “faire reculer la délinquance”, le président de la République explique au quotidien vouloir lancer “un grand débat national sur la consommation de drogue et ses effets délétères.”

Car pour lui, une chose est désormais certaine: “dire que le haschisch est innocent est plus qu’un mensonge”: “Sur le plan cognitif, les effets sont désastreux”, rappelle-t-il en évoquant notamment les risques de déscolarisation chez les “jeunes”.

Quand Macron vantait les mérites de la dépénalisation

Pourtant, avant de développer cette ligne dure de tolérance zéro, le président de la République, qui a fait, de la sécurité une priorité pour la fin de son quinquennat, avec l’omniprésent Gérald Darmanin, a longtemps entretenu le flou quant à sa position sur ce débat sensible.

Emmanuel Macron candidat était effectivement bien moins catégorique. En septembre 2016, quelques jours après son départ du gouvernement et alors qu’il n’était pas officiellement dans la course à la présidence, il évoquait sur France Inter “l’efficacité” que la légalisation pourrait a...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.