Macron demande à Poutine un "renforcement" de la coopération antiterroriste

Jeanne Bulant avec AFP
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Vladimir Poutine et Emmanuel Macron à Versailles,  en mai 2017. - STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP
Vladimir Poutine et Emmanuel Macron à Versailles, en mai 2017. - STEPHANE DE SAKUTIN / POOL / AFP

Le président Emmanuel Macron a demandé mardi à son homologue russe Vladimir Poutine un "renforcement" de la coopération entre leurs deux pays "en matière de lutte contre le terrorisme et d'immigration clandestine", après l'attentat mené par un jeune homme russe d'origine tchétchène, a indiqué l'Elysée.

Emmanuel Macron "s'est entretenu avec le Président de la Fédération de Russie Vladimir Poutine" et a "souhaité un renforcement de la coopération franco-russe en matière de lutte contre le terrorisme et d'immigration clandestine", a écrit l'Elysée dans un communiqué sans plus de précisions.

Les condoléances de Vladimir Poutine

De son côté, la présidence russe a indiqué que, lors d'un appel téléphonique, Vladimir Poutine avait "adressé ses condoléances au sujet de l'attentat terroriste du 16 octobre dans la banlieue de Paris, le meurtre barbare d'un professeur français".

"Dans ce contexte, les deux parties ont réaffirmé leur intérêt mutuel à intensifier les efforts conjoints pour lutter contre le terrorisme et la propagation de l'idéologie extrémiste", a ajouté le Kremlin.

Samedi, l'ambassade de Russie à Paris avait souligné que l'assaillant tchétchène de 18 ans, accusé d'avoir décapité Samuel Paty, n'avait plus de liens avec Moscou depuis 2008.

Pour l'ambassade, "ce crime n'a rien à voir avec la Russie"

"Ce crime n'a rien à voir avec la Russie, étant donné que cet individu vivait en France depuis 12 ans et avait été accueilli par la partie française", avait relevé l'ambassade citée par l'agence Tass.

Elle avait également souligné que l'assaillant présumé qui a été tué, Abdoullakh Anzorov, était arrivé en France à l'âge de 6 ans avec toute sa famille qui avait obtenu le statut de réfugié, conduisant automatiquement à une déchéance de la nationalité russe.

De son côté, le président tchétchène Ramzan Kadyrov avait condamné samedi l'attentat et présenté ses condoléances à la famille de l'enseignant, tout en appelant la France à ne pas "provoquer" les musulmans.

Ramzan Kadyrov avait fait valoir que Abdoullakh Anzorov avait été élevé en France et n'avait visité la Tchétchénie qu'une fois, alors qu'il avait deux ans.

Article original publié sur BFMTV.com