Macron, danse de la victoire ou Valls du désespoir

Libération.fr

S’il n’accédait pas à l’Elysée, le centriste serait contraint de composer avec l’ancien Premier ministre.

Une élimination au soir du premier tour, Macron ne peut l’imaginer. Son alliance avec Bayrou, mi-février, a conjuré le sort, pense-t-il. La cote sondagière du candidat En marche s’était alors envolée, lui permettant de ravir en quelques jours la pole position à Le Pen dans la course à l’Elysée. Lui qui, jusque-là, préférait l’adjectif «déterminé» à celui de «confiant» pour qualifier son état d’esprit, fait alors part à ses conseillers de sa désormais certitude : «Il n’y a plus de doute, nous serons aux responsabilités.» Un optimisme un peu douché depuis le tassement des intentions de vote en sa faveur début avril et le resserrement de l’écart entre ses trois principaux compétiteurs. Mais pas au point de souscrire au scénario catastrophe : le 12 avril, de passage au Tourmalet, escale pyrénéenne du Tour de France l’été dernier, Macron confie vouloir «garder le maillot jaune», assumant ainsi pour la première fois son statut de favori.

Jeu de massacre. Tout au plus, son petit essoufflement dans les sondages l’oblige-t-il à répondre aux questions sur son avenir et celui de son mouvement en cas d’échec le 23 avril, lors de son Emission politique sur France 2, le 6 avril. Car après avoir appelé douze mois durant ses «marcheurs» à défendre leurs «valeurs» et leurs «convictions», impossible de tirer brutalement le tapis. «Je resterai dans la vie politique, j’y resterai un temps, a-t-il indiqué à David Pujadas et Léa Salamé. Le temps de ce que j’estime être la mission qui est la mienne. Mais je ne serai plus dans la vie politique dans vingt ans.» C’est on ne peut plus vague. «Je ne me présenterai pas aux législatives parce que ce n’est pas mon souhait, précise-t-il toutefois. Mais je continuerai à présider En marche et je défendrai les couleurs des candidats aux législatives dans toutes les circonscriptions.»

En clair, quoiqu’il arrive, Macron ira au bout de la campagne des (...)

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