Pension alimentaire: Macron dans une CAF à Tours pour acter sa réforme

Lucie Hennequin
·Journaliste, Le HuffPost
·2 min de lecture
Un enfant et sa mère, septembre 2016 à Vertou (Loire-Atlantique). (Photo: LOIC VENANCE / AFP)
Un enfant et sa mère, septembre 2016 à Vertou (Loire-Atlantique). (Photo: LOIC VENANCE / AFP)

FAMILLE - Pour son premier déplacement de l’année 2021, Emmanuel Macron s’attaque à un dossier social. C’est à la Caisse des allocations familiales (CAF) de Tours que le président de la République va présenter mardi 5 janvier les grandes lignes de la réforme de la pension alimentaire, en vigueur depuis le 1er janvier.

Cette nouvelle mesure vise à réduire le nombre de pensions impayées, mal payées ou payées avec retard par le second parent au parent ayant la garde d’un ou plusieurs enfants. Depuis le 1er janvier, l’un des deux parents peut avoir recours à un nouveau service public d’intermédiation de la CAF.

À la demande d’un parent -sans que l’autre ait besoin de donner son accord- la CAF devient avec ce dispositif l’intermédiaire entre les deux parents séparés ou divorcés. La pension alimentaire est alors versée directement à la CAF, qui se charge de la payer au parent ayant la garde.

Une sécurité jusqu’aux 18 ans de l’enfant

Une avancée qui a pour but de gommer la capacité du parent payeur à se servir de la pension comme d’une menace ou unité de chantage -puisqu’il paye la CAF et non l’autre parent. Elle permet de prélever directement la pension sur le compte du parent en cas de non-paiement ou de retard.

Auparavant, le parent n’ayant pas touché sa pension alimentaire devait effectuer un recours auprès de l’Agence de recouvrement des impayés de pension alimentaire (Aripa). Une démarche peu connue et surtout qu’il fallait renouveler à chaque impayé.

Avec le nouveau système, l’intermédiation demandée une seule fois sera ensuite automatiquement conservée pour tous les paiements, jusqu’au...

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.