Et Macron déconfina la réforme des retraites

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« Ce qui va faire très mal à l'opposition, c'est qu'il va continuer à avancer, à réformer », défie un pilier de la macronie. Le message est clair : Emmanuel Macron n'entend pas gérer les quelques mois qu'il lui reste avant d'entrer officiellement en campagne - entre « janvier et mars 2022 », selon des proches - en se laissant porter par la décrue espérée de l'épidémie de coronavirus. Le chef de l'Etat, contraint de remiser son costume de réformateur pour cause de crise des Gilets jaunes et de pandémie, a à coeur de montrer aux Français qui l'ont élu en 2017 qu'il n'a pas renoncé à « transformer le pays », son mantra. « Je ne peux pas gérer l'été en pente douce », confiait-il ce jeudi en tournée de vrai-faux candidat dans le Lot. Avant d'ajouter, comme il l'avait fait en décembre sur le média en ligne Brut : « Peut-être que certaines décisions que je prendrai ne rendront pas possible (cette candidature) ». Pure coquetterie : chacun aura compris qu'il n'a nullement l'intention de marcher sur les traces de François Hollande et de ne pas se représenter?

Lors de sa visite occitane, il a ainsi déterré la réforme des retraites, qu'il sait indispensable au redressement des comptes publics, mais aussi pour financer certaines des mesures qu'il veut encore prendre d'ici mai 2022. « C'est la mère des réformes pour moi », a-t-il souligné. Certes, l'heure n'est plus, faute de temps au Parlement, au grand big-bang du système par répartition qu'il avait initié avec Edouard [...] Lire la suite