Macron convoque une conférence internationale de soutien à la « résilience civile » ukrainienne

Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky photographiés à Kiev au mois de juin.
LUDOVIC MARIN / AFP Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky photographiés à Kiev au mois de juin.

POLITIQUE - La diplomatie ne connaît pas de jour férié. En ce mardi 1er novembre, Emmanuel Macron s’est entretenu par téléphone avec son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, dont les installations énergétiques sont pilonnées par la Russie.

« Ils ont échangé sur la situation sur le terrain et sur les derniers développements de la contre-offensive ukrainienne. Le chef de l’État a redit la pleine mobilisation de la France pour augmenter dans les plus brefs délais son soutien militaire », précise l’Élysée dans un communiqué, précisant qu’il est désormais question d’aider l’Ukraine « à résister à l’approche de l’hiver ».

Autrement dit : travailler à un mécanisme pour éviter un black-out à Kiev, provoqué par les attaques russes sur les infrastructures électriques et hydrauliques du pays. Ce qui passera par l’organisation d’une « conférence internationale destinée à soutenir la résilience civile » de l’Ukraine le 13 décembre à Paris.

« Un travail de préparation avec les autres partenaires de l’Ukraine sera lancé prochainement à cette fin. Par ailleurs, les deux présidents se sont également accordés sur l’organisation d’une conférence bilatérale visant à mobiliser les entreprises françaises, qui se tiendra le 12 décembre », poursuit la présidence française, sans être en mesure de préciser si le président ukrainien fera le déplacement.

« Bombe sale » et « fausses allégations »

Autre objet des discussions, les accusations prononcées par Moscou au sujet d’une « bombe sale » qui serait en préparation en Ukraine. « Des fausses allégations de la Russie », selon l’Élysée, qui félicite « la transparence exemplaire de l’Ukraine qui a permis sans délai une mission de l’AIEA sur place, afin de démontrer que l’Ukraine respecte pleinement son accord de garanties et d’écarter les accusations infondées ».

Au sujet du risque nucléaire, Emmanuel Macron a aussi dénoncé « les pressions exercées par l’armée russe sur le personnel ukrainien » de la centrale nucléaire de Zaporijjia, ce qui « compromet encore davantage la sûreté » du site.

Les deux dirigeants ont également abordé la suspension par la Russie de la mise en œuvre de l’accord sur l’exportation des céréales ukrainiennes par corridor maritime. « Le chef de l’État a dénoncé une décision unilatérale de la Russie qui nuit de nouveau à la sécurité alimentaire mondiale », indique la présidence française.

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