"Macron, c'est le chaos", "un président sidéré": à 4 jours du second tour, Mélenchon attaque le chef de l'État

Jean-Luc Mélenchon à Paris le 10 juin 2022 - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
Jean-Luc Mélenchon à Paris le 10 juin 2022 - STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Contrattaquer. Jean-Luc Mélenchon continue d'occuper le terrain dans l'entre-deux-tours des législatives et cible directement le président, très en retrait dans la campagne, au grand dam de sa majorité qui s'inquiète de ne pas obtenir de majorité absolue dimanche soir prochain.

"Je vois que pendant trois jours, Emmanuel Macron a prévu un voyage hors de France (le chef de l'État est actuellement en Roumanie avant de se rendre en Moldavie et éventuellement à Kiev, NDLR). Pendant trois jours, il n’y a donc plus de pilote dans l’avion politique macroniste. Donc, après avoir anesthésié la campagne en refusant tout débat, il voyait le deuxième tour comme une formalité administrative… Quel mépris!", avance le patron de la France insoumise dans les colonnes du Parisien ce mardi midi.

"La violence des propos est un signal de détresse"

Après une campagne atone, la macronie a eu la mauvaise surprise d'être talonnée au premier tour par la Nupes (Nouvelle union populaire écologiste et social) avec seulement 21.359 voix d'écart. Si Emmanuel Macron n'a pas pu bouleverser son agenda pour sonner le tocsin de la mobilisation, les ténors de la majorité essaient de s'en charger en multipliant les charges contre Jean-Luc Mélenchon.

Édouard Philippe imagine ainsi "une France ingouvernable" en cas de victoire de l'union de la gauche tandis qu'Amélie de Montchalin dénonce "un projet de soumission, de recul et de mensonges". Élisabeth Borne a d'ailleurs glissé lors d'une visioconférence devant les candidats de la majorité présidentielle que "quand Mélenchon prétend vouloir être Premier ministre, c'est surtout le premier menteur".

"La violence des propos est un signal de détresse de nos adversaires. (...). Le chaos, c’est lui. Il ne sait plus quoi faire face à la crise mondiale qui s’avance. (...) Aujourd’hui, Emmanuel Macron est sidéré par la dynamique de la gauche. Pourquoi? Parce qu’il est hors sol. Il ne comprend pas la société française. Il ne se rend pas compte combien les gens sont pris à la gorge par les prix. C’est invivable. La grande pauvreté se répand", se défend l'ancien candidat dans le quotidien.

"Je n'envisage pas" de ne pas être Premier ministre

Enfin, Jean-Luc Mélenchon qui a appelé dès l'entre-deux-tours les Français "à l'élire Premier ministre", assure y croire encore. Les projections d'Elabe pour BFMTV, L'Express et SFR, qui doivent être prises avec précaution, estiment le nombre de futurs députés Nupes entre 160 et 210, loin des 289 sièges nécessaires pour obtenir la majorité absolue et un Premier ministre de gauche à Matignon.

"Je n’envisage pas d’autre cas. Il faut être à 100 % dans ce qu’on fait. J’apprécie peu les gens qui se ménagent des portes de sortie. Mais pour l’homme politique que je suis, qui a fait un choix politique en 2005 en m’opposant au référendum sur l’Europe, puis en 2008 en quittant le PS, ce qui arrive aujourd’hui est l’accomplissement d’une orientation politique, d’un choix, d’un raisonnement qui s’est avéré juste", juge encore le député des Bouches-du-Rhône auprès de nos confrères.

"Matignon ne s'éloigne pas, Matignon se rapproche", avait déjà assuré Jean-Luc Mélenchon lundi devant le QG de son parti à Paris.

Article original publié sur BFMTV.com

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