CONTRE LE PEN UN CENTRE ANTI-POISON

Libération.fr
Marine Le Pen à Hénin-Beaumont, dimanche soir.

Dernier rempart contre le Front national de Marine Le Pen, Emmanuel Macron a réussi son pari de se placer au-dessus du clivage droite-gauche. Hamon et Fillon ont déjà appelé à voter pour le candidat d’En marche pour faire barrage. Jean-Luc Mélenchon, lui, s’en remet à ses militants.

Une OPA menée en un an et dix-sept jours. A une marche de l’Elysée, Emmanuel Macron, comète politique d’une présidentielle folle ayant fondé son mouvement En marche le 6 avril 2016, vire en tête du premier tour. Selon les estimations de l’institut Ipsos pour France Télévisions, l’ancien ministre de l’Economie, 39 ans, recueille 23,9 % des voix. Soit seulement 4 petits points de moins que François Hollande en 2012. Le tout au terme d’une campagne qu’il a construite sur le brouillage du clivage gauche-droite et sans avoir été jusque-là prétendant à un quelconque mandat. Face à lui, Marine Le Pen réédite la performance de son père en qualifiant l’extrême droite au second tour, avec 21,7 % des suffrages. Quinze ans après le duel entre Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac lors de la présidentielle de 2002, c’est un séisme paradoxal, une secousse politique, que tout le monde redoutait depuis des mois. Une sorte de «double 21 avril», sortant d’un coup les deux partis de gouvernement de la photo finale. Et, contrairement à 2002, cela n’a rien d’un malentendu. En trois quinquennats, la formation d’extrême droite n’a cessé de progresser en volume de voix - atteignant dimanche un niveau record, avec un peu plus de 7 millions de suffrages, soit seulement 300 000 de plus que lors des élections régionales de 2015. Freinée par ses ennuis judiciaires, la voilà nettement en dessous des espoirs des dirigeants frontistes.

Bookmakers. Faisant tous les deux la course en tête depuis fin février, Emmanuel Macron, boosté par le ralliement du centriste François Bayrou, et Marine Le Pen ont vu à plusieurs reprises leurs courbes sondagières se croiser. Mais ces deux dernières semaines, le resserrement des quatre (...)

Lire la suite sur Liberation.fr

Mélenchon si près du but mais loin de l’accepter
Une France sociale-libérale face au piège nationaliste
Hollande à l’heure où blanchit la campagne
Benoît Hamon encore pire que prévu
Nicolas Dupont-Aignan en tête des petits candidats

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages