Macron, avant de vouloir "emmerder" les non-vaccinés, prônait la "tolérance"

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Les propos du président de la République qui souhaite "emmerder" les personnes non-vaccinées contrastent fortement avec cette interview mi-décembre.

VACCINATION - Une petite phrase de plus. Les paroles d’Emmanuel Macron, qui a affirmé dans Le Parisien vouloir “emmerder” les non-vaccinés, ont provoqué la suspension, à nouveau et en pleine nuit, de l’examen du projet de loi sur le pass vaccinal. Et surtout l’indignation de toute l’opposition.

Ces propos semblent trancher avec ceux tenus tout récemment par le président, lors d’une interview diffusée le 16 décembre sur LCI, comme vous pouvez le voir dans la vidéo ci-dessus. Interrogé alors sur ces sorties ayant pu “tendre” ses “relations avec les Français”, Emmanuel Macron avait formulé une sorte de mea culpa, critiquant tout même le fait que ses paroles soient souvent sorties de leur contexte.

“Il y a des mots qui peuvent blesser et je pense que ce n’est jamais bon, ni même inacceptable, avait-il alors regretté. Le respect fait partie de la vie politique.” Avant d’ajouter: “Dans certains de mes propos, j’ai blessé des gens. Et je pense qu’on peut faire bouger les choses sans blesser des gens.”

Contraste

Changement de ton mardi 4 janvier. “Les non-vaccinés, j’ai très envie de les emmerder. Et donc on va continuer de le faire, jusqu’au bout. C’est ça, la stratégie”, clame le chef de l’État dans l’entretien au Parisien. “Quand ma liberté vient menacer celle des autres, je deviens un irresponsable. Un irresponsable n’est plus un citoyen”, a-t-il ajouté.

À l’Assemblée, déjà agitée la nuit précédente par un vote surprise suspendant temporairement les travaux sur ce texte, ces propos ont ruiné une amorce d’apaisement, au grand dam de la majorité.

Mardi en début de soirée, les députés étaient parvenus à s’accorder sur l’épineuse question du pass vaccinal pour les mineurs, reporté de 12 à 16 ans pour les sorties scolaires et activités péri et extrascolaires, mais pas pour les activités privées comme aller au restaurant.

Un compromis voté à la quasi-unanimité (386 voix contre 2), sur la base d’un amendement de la socialiste Cécile Untermaier, sous-amendé par le gouvernement. 450 amendements restent au menu de cette première lecture au Palais Bourbon. 

À voir également sur Le HuffPost: Pour les derniers vœux de son quinquennat, Macron dresse un bilan positif (et se projette vers l’avenir)

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

VIDÉO - "Emmerder les non-vaccinés" : les propos d'E. Macron électrisent l'opposition

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