Macron au Parlement européen : « Il revient, d’une certaine manière, à l’esprit d’origine du projet européen »

Strasbourg: Macron durin the closing session of the Conference on the Future of Europe
Strasbourg: Macron durin the closing session of the Conference on the Future of Europe

Emmanuel Macron appelle à la création d’une « communauté politique européenne » pour rapprocher l’Ukraine de l’Union européenne. Lors de son discours devant le Parlement européen à Strasbourg lundi, le président de la République a évacué l’hypothèse d’une adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE. Mais face à l’invasion russe, il a plaidé pour la mise en place d’une autre forme de rapprochement autour du « socle de valeurs » européennes. Une nouvelle forme de coopération dont pourraient ainsi bénéficier certains Etats d’Europe de l’Est ou des Balkans. Le président de la République s’est également prononcé en faveur d’une « révision des traités » de l’Union européenne, qui permettrait à l’UE de gagner en souplesse et en réactivité par temps de crise. Plusieurs Etats, toutefois, se montrent opposés à une telle révision.

Interrogé par Public Sénat, le politologue Olivier Costa, directeur de recherche CNRS et au CEVIPOF, spécialiste des institutions européennes, voit dans ce discours aux accents mitterrandiens un « tournant pragmatique ». Avec, notamment, la volonté d’utiliser le contexte international pour pousser l’UE à se réformer rapidement.

Outre sa prise de parole lors de son investiture samedi, il s’agit du premier discours d’envergure d’Emmanuel Macron depuis sa réélection. Tout un symbole pour un dirigeant qui a en partie construit son projet politique sur l’engagement européen.

« Je pense qu’il a vraiment voulu marquer le coup. Je l’ai trouvé ému par moments, alors que c’est quelqu’un qui a une grande maîtrise de ses mots. Il a visiblement voulu faire en sorte que cette prise de parole reste comme l’un de ses grands discours. Dans un moment de conflit armé sur le continent, sans doute avait-il en tête le discours d’adieu de François Mitterrand au Parlement européen, où il prononce la fameuse phrase : ‘Le nationalisme, c’est la guerre’. Le discours de ce lundi s (...) Lire la suite sur Public Sénat

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