Macron assure que la loi protégera la SNCF d'une privatisation, la gauche affirme le contraire : qui dit vrai ?

franceinfo

C'est un mot au cœur de la bataille du rail : "incessibilité". Un terme qui décrit ce "qui ne peut être cédé", selon la définition du Larousse. Dans le cas de la réforme de la SNCF, "l'incessibilité" des capitaux publics signifierait que l'Etat ne peut céder ses parts et que l'entreprise ne peut donc être privatisée. Un mot qui figurerait dans le projet de loi actuellement débattu à l'Assemblée nationale, à en croire Emmanuel Macron. Faux, répondent plusieurs de ses détracteurs, et notamment des élus de gauche qui affirment qu'un amendement déposé en ce sens à l'Assemblée a été rejeté. Alors qui dit vrai ? Franceinfo vous résume l'imbroglio.

Qu'a dit Emmanuel Macron ?

Sur BFMTV et Mediapart, dimanche 15 avril, Emmanuel Macron a redit que l'hypothèse d'une privatisation de la SNCF était exclue. "Je ne veux pas privatiser la SNCF, ça n'a aucun sens", a-t-il assuré.

Ce sera une entreprise publique, je le dis solennellement (...) 100% publique dans la loi.

Emmanuel Macron

sur BFMTV et Mediapart

Dans sa réponse, le président de la République a même assuré que les titres de l'entreprise publique étaient... "incessibles", et ajouté que c'était écrit "dans la loi". "Pour donner toutes les garanties, parce que j'entends la crainte", a-t-il justifié, faisant référence aux rumeurs d'une privatisation de la SNCF dans les années à venir.

Que dit l'opposition ?

A gauche, plusieurs élus et responsables ont fait des bonds (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi