Macron a érigé la "brutalité" en mode de gouvernement selon le RN

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Le numéro deux du RN Jordan Bardella s'adresse à ses militants réunis en congrès à Perpignan le 3 juillet 2021

Emmanuel Macron a érigé "la brutalité" en "mode de gouvernement", en obligeant les soignants à se faire vacciner et en imposant le pass sanitaire dans la plupart des lieux publics, estime le numéro deux du Rassemblement national Jordan Bardella.

"Quand on a échoué à convaincre, il ne reste que la force et la contrainte. Aucun autre chef d’Etat n’aura menacé les libertés individuelles avec une telle brutalité, une telle violence, une telle quête de la division, érigées en mode de gouvernement", affirme M. Bardella dans un communiqué publié mardi.

Le RN "n’est pas opposé à la vaccination, espoir majeur de sortie de crise. Mais il ne varie pas dans les principes qu’il défend, au premier rang desquels la liberté" comme celle "de se faire vacciner ou non", estime le premier vice-président du parti, dont les sympathisants figurent parmi les plus sceptiques sur la vaccination.

Pour Jordan Bardella, l'exigence d’un pass sanitaire "couplée au déremboursement à venir des tests PCR, équivalent à une cynique obligation vaccinale qui ne dit pas son nom".

En outre, les soignants "se retrouvent pointés du doigt, honnis et accusés de retarder par leur négligence la sortie de crise", tandis que les Français non vaccinés "deviendront d’ici quelques semaines de véritables citoyens de seconde zone", ajoute le responsable d'extrême droite.

La présidente du RN Marine Le Pen avait déploré sur Twitter que les soignants soient "culpabilisés, menacés de ne plus être payés, dans une brutalité indécente".

Mais ni Mme Le Pen ni M. Bardella n'emploient le mot "dictature" pourtant relayé par plusieurs élus et militants du RN, et déjà très en vogue dans la sphère complotiste.

"La dictature en marche", a tweeté Gilles Pennelle, responsable des fédérations du parti et président du groupe RN en Bretagne.

"La division systématique des Français est leur seul mode de gouvernement. #DictatureSanitaire", a abondé l'eurodéputé Jérôme Rivière, avec un hashtag repris par d'autres militants comme Emmanuel Fouquart, conseiller régional en Paca pour qui "s’opposer au #PassSanitaire devient un acte de #résistance".

"Regard de dictateur. Posture de dictateur. Mesures de régime dictatorial. C’est confirmé, nous sommes sous dictature", a tweeté Clément Macchi, jeune RN de Génération nation.

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