Macron, Équateur, Ukraine, climat : les informations de la nuit

MICHELE TANTUSSI / REUTERS

Macron douche les espoirs d’adhésion rapide de l’Ukraine à l’UE. Le président français a prévenu lundi que le processus prendrait “des décennies” et proposé en attendant l’entrée dans un nouvel ensemble, une “communauté politique européenne”, susceptible aussi d’accueillir des pays comme le Royaume-Uni. Cette organisation “permettrait aux nations européennes démocratiques adhérant à notre socle de valeurs de trouver un nouvel espace de coopération politique, de sécurité, de coopération”, a-t-il expliqué lors d’une rencontre à Berlin avec le chancelier allemand Olaf Scholz qui a trouvé l’idée “très intéressante”. Les deux hommes sont allés dans la soirée affirmer leur “plein soutien” à l’Ukraine en se rendant à pied ensemble sous la Porte de Brandebourg, symbole de la Guerre Froide et illuminée aux couleurs du pays envahi par la Russie. Pour la Süddeutsche Zeitung, le chancelier et le président sont “restés vagues” sur le sujet de l’adhésion de l’Ukraine à l’UE alors que “le président Zelensky avait espéré un signe beaucoup plus fort”. Ce dernier avait d’ailleurs “symboliquement invité Scholz à Kiev le jour même où la Russie organisait son défilé du Jour de la Victoire à Moscou”, rappelle le quotidien. Mais “au lieu de faire le déplacement jusqu’en Ukraine”, il s’est contenté de “la Porte de Brandebourg beaucoup plus proche”, remarque le journal.

Équateur : 43 morts dans une nouvelle émeute dans une prison. Les violences ont eu lieu lundi dans l’établissement carcéral de Bellavista, à environ 80 km à l’ouest de Quito. Une centaine de détenus ont pu s’évader à la faveur de ces affrontements entre bandes rivales. Les forces de l’ordre effectuent actuellement des contrôles dans les autres prisons du pays “afin d’empêcher un déchaînement de violence”, rapporte El Mercurio. Les affrontements, souvent d’une extrême violence, sont récurrents dans les prisons équatoriennes, où près de 350 détenus ont trouvé la mort depuis février 2021. Selon le gouvernement, des gangs rivaux de trafiquants de drogue, infiltrés ou contrôlés par des cartels mexicains, se livrent une guerre sans merci pour prendre le contrôle des prisons surpeuplées, guerre que les autorités ont été jusqu’à présent impuissantes à endiguer.

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