Macédoine du Nord: Skopje accepte le compromis permettant des négociations d'adhésion à l'UE

La procédure d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE va s'accélérer : après des mois de négociations, l’ancienne République yougoslave a adopté un compromis qualifié d’historique avec la Bulgarie voisine, qui bloquait son adhésion. Un accord négocié sous l’égide de la France qui soulève la colère de l’opposition et d’une partie de la population macédonienne.

Un compromis historique pour les uns, une « capitulation devant la Bulgarie » pour les autres : le texte adopté ce samedi n’a pas fini de susciter la polémique au sein de la population macédonienne.

Le vote du Parlement s’est déroulé en l’absence des députés qui accusent cet accord de mettre en danger la langue et l’identité macédoniennes.

Parmi les concessions obtenues par la Bulgarie : la Macédoine du Nord va devoir reconnaître dans sa Constitution la minorité bulgare, réviser ses programmes scolaires et ouvrir les archives de la police à l’époque communiste.

Un accord acceptable aux yeux du parti au pouvoir qui y voit surtout la possibilité d’accélérer les négociations en vue de son adhésion à l’Union européenne – des négociations bloquées depuis deux ans par le veto de la Bulgarie.

Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, a salué le vote. « C'est une opportunité historique. Et vous l'avez saisie. Un grand pas en avant vers un avenir européen » a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Pas sûr que ce message suffise à apaiser la colère des opposants à cet accord, et à mettre fin aux manifestations parfois violentes qui ont éclaté dans les rues de Skopje ces dernières semaines.


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