Maïva Hamadouche : "Les associations aident les victimes à se reconstruire"

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Maïva Hamadouche, sextuple championne du monde de boxe IBF, nous explique son engagement auprès des victimes de violences conjugales. La policière prépare en parallèle sa qualification pour les Jeux de Tokyo, l’été prochain.

Paris Match. Après plusieurs années passées au sein de la CSI 75, la Compagnie de sécurisation et d’intervention, vous vous engagez à présent contre les violences conjugales.
Maïva Hamadouche. J’ai donné mon premier cours de boxe lundi 22 mars à des victimes prises en charge par l’association Women Safe & Children. Ça n’a pas été évident au départ. Mais je leur ai fait comprendre que j’étais là pour elle. Et que je ne laisserai personne sur le côté. Les filles ont réussi à se détendre au fil de la séance. Je me suis adaptée à leurs différents niveaux sportifs, tout en mettant l’accent sur leur progression, les poussant ainsi à prendre confiance en elles. C’est d’ailleurs le but de ce cours. Je ne cherche pas à mettre en avant l’aspect défensif. Non, je suis là pour les valoriser. Et les aider à sortir la tête de l’eau. Dans ces moments, ou plus rien ne va, on peut avoir tendance à s’isoler. En mettant de côté mon uniforme de policière pour valoriser celui de championne du monde de boxe, j’espère ainsi les aider à aller de l’avant.

Comment pensez-vous aider les victimes à se reconstruire ?
Leur combat ne s’arrête pas une fois les démarches judiciaires terminées. Les associations aident les victimes à se reconstruire, alors que la police non. Notre travail s’arrête une fois la plainte déposée. Je pense que ces cours sont un bon début pour nous amener à travailler plus en profondeur.

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Nous souhaitons des personnes volontaires. Il ne faut forcer personne.

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Comment comptez-vous pérenniser ce projet ?
J’ai déjà eu quelques réunions avec la DRCFPN, la Direction centrale du recrutement et de la formation de la Police nationale. J’espère effectivement que nous pourrons développer ce projet à l’échelle nationale, pour que la(...)


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