"M, l'avenir": à 15 mois de la présidentielle, Marine Le Pen dévoile son nouveau site internet

Jules Pecnard
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La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen à Paris le 10 novembre 2020 - Thomas COEX © 2019 AFP
La présidente du Rassemblement national Marine Le Pen à Paris le 10 novembre 2020 - Thomas COEX © 2019 AFP

Nouvelle étape, nouvelles formules. Non pas que Marine Le Pen ait décidé, à 15 mois du premier tour de la prochaine élection présidentielle, de soumettre son parti à un ravalement de façade. La patronne du Rassemblement national a toutefois annoncé, ce lundi lors de ses vœux à la presse pour 2021, un nouveau slogan doublé d'une nouvelle plateforme internet.

Le slogan part d'une lettre: "M, l'avenir". "C'est le nom du site, ça n'est pas mon slogan présidentiel", a précisé Marine Le Pen avec le sourire. Ce site, mlavenir.fr donc, hébergera des "contributions" et des billets durant les prochains mois. Leurs contenus, après "lecture" par les équipes dirigeantes du RN, pourraient éventuellement trouver leur chemin jusqu'au programme de campagne de la candidate.

"Nous sommes responsables de ce qui est publié, c'est un peu comme vos journaux. Donc c'est tout à fait légitime qu'il y ait une lecture, mais moi je crois qu'il y a énormément de sympathisants, d'électeurs, de cadres, d'élus au Rassemblement national qui sont de très bons spécialistes dans leur domaine", a-t-elle salué.

"Foisonnement des idées"

Marine Le Pen a assuré que, "pas toutes", mais certaines de ces "suggestions" participeront "au foisonnement des idées" auquel la députée du Pas-de-Calais dit beaucoup croire. Ce foisonnement devrait inclure des billets plus classiques comme il en pullule sur la toile. Au menu sur le site (hébergé par WordPress) pour l'heure, une dénonciation de la "Cancel culture", l'autorité des enseignants ou "l'échec" de l'Europe.

"Je crois (...) que les Français ont beaucoup d'idées sur beaucoup de sujets, et font souvent des propositions (...) de bon sens, donc quand il nous apparaîtra que des idées qui sont proposées méritent d'être creusées, nous irons les extraire de ce site pour les étudier, pour voir leur faisabilité, pour les chiffrer aussi", a prévenu la présidente du RN.

Ce système participatif, sur le papier du moins, est similaire à celui mis sur pied de longue date par Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise. Il s'inscrit par ailleurs dans l'air du temps, le quinquennat d'Emmanuel Macron ayant été marqué par le Grand débat national et ses "cahiers de doléances".

Désormais, Marine Le Pen s'y met également, affirmant que elle, candidate à l'élection présidentielle, pourrait décider d'inclure d'origine citoyenne dans son projet.

Article original publié sur BFMTV.com