Le "en même temps" de Macron face à la violence

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Gérald Darmanin a été mis sur le gril, ce mardi à l’Assemblée. Mais il a tenu. Alors, c’est la fin de la séquence ?
Il aimerait bien, mais ça laissera longtemps des traces. Ce qui est sûr, c’est qu’il avait l’expérience pour résister à une épreuve qui peut être rude, celle des questions au gouvernement. Une séance pendant laquelle les députés peuvent mettre une pression terrible sur un ministre en difficulté. Cette fois, Emmanuel Macron peut être rassuré : pas besoin de chercher un nouveau ministre de l’Intérieur, un quatrième en quatre ans de mandat. Un poste qui se révèle extrêmement difficile, probablement plus aujourd’hui qu’il ne l’a jamais été.
Pourquoi ? La France a connu d’autres périodes de forte tension.

Parce que la violence sous toutes ses formes s’est banalisée. Parce que l’agression verbale est partout, en direct ou au travers des réseaux sociaux. Parce que la menace, y compris physique, est devenue un état ordinaire et un moyen banal de s’exprimer. L’insécurité progresse et le défi que cela pose à l’autorité politique est plus grand que jamais.

Est-ce que c’est si nouveau que ça ? Lionel Jospin avait été battu entre autres sur ce motif il y a près de 20 ans.

C’est parfaitement exact. Sauf qu’à côté de cette insécurité des biens et des personnes (c’était le sujet à l’époque), à côté de la délinquance liée à la drogue et aux quartiers devenus des zones interdites à la police, il y a maintenant une forme de violence de la société avec les manifs qui dégénèrent, le...


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