Même en cas de symptômes légers, le Covid-19 laisse des séquelles internes

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Toutes les personnes infectées par le SARS-CoV-2 ne développent pas des symptômes graves du Covid-19. Cela signifie-t-il pour autant que la maladie est bénigne ? Des chercheurs allemands démontrent que même en cas de Covid-19 léger ou modéré, les fonctions du cœur, des reins, des poumons et des vaisseaux sanguins sont affectées de manière mineure mais non négligeable chez les plus de 45 ans. Un suivi est donc recommandé après l'infection.

Comme le montre actuellement le variant Omicron, la plupart des personnes infectées par le coronavirus SARS-CoV-2 présentent des symptômes légers ne nécessitant aucune hospitalisation. On sait pourtant que le virus est capable d’affecter, dans les cas les plus sévères, un certain nombre d’organes internes : les poumons, le cœur, les reins, le cerveau, les vaisseaux sanguins. C’est pourquoi une équipe de chercheurs de l’hôpital universitaire de Hambourg-Eppendorf (UKE), en Allemagne, a cherché à savoir si une évolution légère à modérée de l’infection avait également un effet sur les fonctions de ces mêmes organes et sur la qualité de vie des patients. Tout juste publiés dans la revue , les résultats de leur étude apportent une réponse importante à cet aspect encore inconnu de la pandémie.

443 participants âgés de 45 à 74 ans

Cette étude transversale sur d’éventuelles séquelles internes du Covid-19 lorsqu’il ne donne lieu qu’à des symptômes légers ou modérés est venue s’inscrire dans le cadre beaucoup plus vaste du Hamburg City Health Study (HCHS), la plus grande étude de santé locale au monde, qui prévoit d’examiner sur le long terme 45.000 Hambourgeois âgés de 45 à 74 ans dans le but d’identifier les facteurs de risque des maladies chroniques les plus courantes (infarctus du myocarde, AVC, démence, insuffisance cardiaque, etc.). Initiée en 2016, elle détient déjà les données de 15.000 participants, parmi lesquels ont été sélectionnées 443 personnes ayant été infectées par le SARS-CoV-2 sans évolution grave, ainsi qu’une cohorte témoin composée de 1.328 personnes d’âge, de sexe et de niveau d’éducation similaires, dont les examens avaient été réalisés avant la pandémie de coronavirus. Les participants ont été déclarés positifs au coronavirus entre mars et fin décembre 2020 et ont respecté un délai minimal de 4 mois avant de pouvoir s’inscrire à l’étude organisée par le Centre d'études épidémiologiques de l'UKE. La grande majorité d’entre eux (93 %) a été traitée en a[...]

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