Le métro de Madrid en crise en raison de la montée du prix des combustibles

La cherté du prix de l’électricité oblige en effet la direction du réseau madrilène à réduire le nombre de trains de 10%, ce qui provoque une saturation et la crispation chez les usagers.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

En Espagne, la facture d’électricité suit deux modèles, l’un réglé sur les variations horaires du marché, l’autre qui obéit à des tarifs fixes. Le métro de Madrid, qu’utilisent chaque jour 1,4 million usagers, veut suivre la première méthode, car la deuxième lui revient très, très cher. Mais même dans ce cas, rien ne serait réglé, disent les spécialistes.

D’après sa direction, le fond du problème est le double effet de la baisse sensible des usagers et, surtout de la nette hausse du prix des combustibles rendant l’électricité de plus en plus chère. Résultat, le métro de Madrid, au lieu de payer 120 000 euros par jour, se retrouve à devoir honorer jusqu’à 800 000 euros par jour. Des dépenses insoutenables qui seraient principalement dues à la crise liée à la guerre en Ukraine. Il y avait l’an dernier 324 trains en services, il n’y en a plus que 311 actuellement. L’opposition socialiste accuse la région de la capitale, conservatrice, de réduire le trafic des métros tout en abaissant les impôts. Et appelle le gouvernement central à intervenir pour « mettre fin à cette dangereuse dérive ».

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