Métiers : pas de chômage dans la coiffure

Julien Bisson
Devenir coiffeur nécessite au minimum un CAP, qui s’obtient en deux ans après la 3e

Tirée par l’afflux récent de clientèle masculine, la profession, accessible dès le CAP et très ouvert à l’apprentissage, manque de bras.


S’il est un métier qui ne connaît pas la crise, c’est bien la coiffure. Avec près de 90 000 salons en France — ce qui en fait le deuxième secteur de l’artisanat — elle recrute en permanence. Les opportunités sont d’autant plus nombreuses que le turnover y est élevé en raison de la proportion de femmes, qui choisissent souvent de s’arrêter quelque temps lorsqu’elles ont des enfants.

Des débouchés assurés. « Aujourd’hui, environ 50 % des salons n’ont aucun salarié, explique Bernard Stalter, président de l’Union nationale des entreprises de coiffure. Et 20 % des patrons ont plus de 55 ans. Ils vont devoir transmettre leur salon, cela offre des opportunités aux jeunes qui veulent entrer dans la profession ». Résultat : « 85 % à 90 % des élèves qui sortent de formation trouvent du travail », assure celui qui est également président de l’Assemblée permanente des chambres de métiers et de l’artisanat.

Un marché masculin en plein essor. Le métier, traditionnellement orienté vers une clientèle très féminine, se tourne davantage vers les hommes : en quatre ans, ces messieurs ont augmenté la fréquence de leurs visites chez le coiffeur de 26 %. Et l’activité de barbier est l’une de celles qui ont le plus progressé ces dernières années, devant les lissages-défrisages et les nouveaux types de coloration (pigments naturels, etc.).

Exercer en indépendant. Autre tendance, de plus en plus de coiffeurs choisissent d’exercer en tant qu’indépendants, et non dans un salon : la coiffure à domicile connaît un essor notoire, notamment grâce aux plates-formes Internet spécialisées. Certains entrepreneurs proposent aussi des services de coiffure au sein des entreprises, pour les cadres pressés. Ces développements ne sont d’ailleurs pas perçus d’un très bon œil par la profession, qui y voit une concurrence déloyale, puisque les micro-entrepreneurs — statut le (...) Lire la suite sur LeParisien.fr

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