"Si le métier est difficile il faut faire autre chose": Castaner répond aux propos de Mélenchon sur les policiers

Jeanne Bulant
·2 min de lecture
Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon. - AFP - BFMTV
Christophe Castaner et Jean-Luc Mélenchon. - AFP - BFMTV

Le chef de file de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, invité de l'émission Face à BFM ce jeudi soir, a sèchement répondu aux critiques adressées sur Twitter par Christophe Castaner à propos du métier de policier.

Le président du groupe LaREM à l'Assemblée et ancien ministre de l'Intérieur Christophe Castaner a considéré que "les haines de Jean-Luc Mélenchon lui (ôtaient) toute part d'humanité", alors qu'un peu plus tôt le député LFI avait déclaré sur notre plateau que "si le métier de policier (était) trop dur, il (fallait) en faire un autre".

"La République, c'est de moins en moins" Mélenchon

"C'est très difficile d'exercer un métier dans lequel l'État vous délègue une fonction de violence et d'autorité", avait concédé l'insoumis face à notre journaliste Ruth Elkrief. Mais "la même question se pose pour les militaires. Si le métier paraît trop dur, il faut en faire un autre", avait-il lancé, reconnaissant que le métier de policier comporte indéniablement un risque d'être victime de harcèlement ou d'autres formes de haine.

C'est dans un tweet que Christophe Castaner, ancien ministre de l'Intérieur habitué à prendre la défense des forces de l'ordre, a choisi de répliquer ce jeudi soir. Pour lui, "les haines" de l'élu des Bouches-du-Rhône "lui ôtent toute part d'humanité". "La République, c'est de moins en moins lui!", attaque-t-il même sur le réseau social.

Castaner surnommé "l'éborgneur"

Une critique à laquelle Jean-Luc Mélenchon a ensuite eu l'occasion de réagir sur le plateau de BFMTV. "Monsieur Castaner, que nous appelons tous l'éborgneur, n'est pas celui qui peut parler d'humanité", a-t-il riposté.

"C'est sous son autorité que 32 personnes ont été éborgnées, que 5 personnes ont perdu une main, que des milliers de gens ont été arrêtés" (lors des manifestations des gilets jaunes, en particulier au cours de l'année 2018). "Il faudrait peut-être se rappeler tout ça", souligne encore Jean-Luc Mélenchon, en référence aux affaires de violences policières et à l'usage polémique du lanceur de balle de défense (LBD).

Jean-Luc Mélenchon dit aussi ne pas accepter la présentation selon laquelle les policiers seraient constamment menacés en France. "Non mais vous me prenez pour qui?", s'interroge le député des Bouches-du-Rhône, avant de poursuivre: "les policiers font un métier. Il est difficile, d'autres métiers sont difficiles. Il y a 565 morts par an au travail".

Article original publié sur BFMTV.com