Une méthode d'imagerie pour (presque) voir à l'échelle atomique

Éléonore Solé, Rédactrice scientifique
·1 min de lecture

Par une nouvelle méthode d'imagerie, des chercheurs ont observé pour la première fois le carbone du sol interagir avec des minéraux et d'autres formes de carbone issus de matières organiques. « Nos collègues physiciens ouvrent la voie à l'échelle mondiale pour améliorer notre capacité à examiner de très près les propriétés des matériaux », estime Johannes Lehmann, coauteur de l'étude parue dans Nature Communications. À ses yeux, ces avancées seraient inconcevables sans une telle collaboration interdisciplinaire.

De façon cocasse, la résolution presque atomique de cette technique fait douter les chercheurs… des composés qu'ils aperçoivent ! « Selon toute vraisemblance, il s'agit d'un cimetière microbien », déclare Johannes Lehmann, en faisant référence à l'origine du carbone examiné. Il proviendrait donc des métabolites produits par les micro-organismes du sol et de leurs parois cellulaires.

Au cours de leurs expériences, les scientifiques ont constaté que l'azote semble être un acteur important pour faciliter les interactions chimiques entre les composés organiques et minéraux. Des analyses rendues possibles par le gel des échantillons à moins 180 °C, sans quoi ces échantillons de sols s'endommageaient. Pour Johannes Lehmann, ce progrès technique est de bonne augure. « S'il y a un mécanisme négligé pouvant nous aider à conserver plus de carbone dans les sols, cela aidera notre climat », espère-t-il.

> Lire la suite sur Futura