Cette météorite tombée en 2018 contient des indices sur l’apparition de la vie sur Terre

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Le 16 janvier 2018, une traînée de feu traversait le ciel du Michigan (États-Unis). Un bolide provoquant dans l’atmosphère, une onde de choc équivalente à un tremblement de terre de magnitude 2. Et qui a terminé sa route en météorite sur le lac Strawberry. Un spectacle assez exceptionnel. Peut-être même plus encore maintenant que des analyses menées sur un fragment de l’objet par une équipe internationale dirigée par des chercheurs du Field Museum of National History (États-Unis) révèle la présence en son cœur de quelque 2.600 molécules organiques –—ou contenant du carbone — datant de la prime jeunesse de notre Système solaire.

Ces analyses, les chercheurs les ont menées sur un fragment « frais ». Avant qu’il montre des signes d’altération terrestre. Comme s’il avait été directement prélevé dans l’espace. D’abord parce qu’un suivi satellite a permis de localiser rapidement le point de chute des fragments de météorite. Ensuite parce que la surface du lac sur lequel ils sont tombés était gelée. De quoi empêcher les infiltrations et sa contamination par des spores ou des microorganismes terrestres.

Rappelons que lorsqu’un objet comme celui-ci pénètre l’atmosphère de la Terre à grande vitesse, il perd, sous l’effet de la chaleur, jusqu’à 90 % de sa masse. Le reste se retrouve enfermé dans une sorte de croûte de verre fondu, comme un témoin immaculé de la géochimie de la roche mère dans l’espace.

Une météorite plutôt rare

Des analyses isotopiques ont permis aux chercheurs d’estimer à 4,5 milliards d’années, l’âge de l’astéroïde-parent de cette météorite. Des traces de métamorphisme thermique remontant à cette période ont été retrouvées. Ce qui signifie que l’astéroïde a été alors soumis à des températures allant jusqu’à 700 °C. Pendant les trois derniers milliards...

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